14 novembre 2009

2 liens liés, mais qui n’ont aucun rapport !

Ah ça, c’est du titre !!!

J’ai regardé hier le documenteur sur la fin du monde diffusé l’autre jour par France 4. Vous savez, 2012, le calendrier maya, Nostradamus, Jean de Jérusalem, la planète qui n’existe pas, tout ça… Il est disponible sur le site de la chaîne.

Je l’ai trouvé chouette, parce que rigolo et plutôt bien foutu ; la démarche me plaît bien : on utilise les armes des “conspirationnistes” pour les retourner contre eux : témoignages tronqués de spécialistes, images parlant d’elle même, etc…

Ça ressemble à beaucoup de films qui tournent sur le net sur le 11-septembre (j’en ai vu beaucoup, aucun ne m’a convaincu -tous, en ne cherchant qu’à convaincre, déforment la réalité dans leur propre sens), ça ressemble aussi à Opération Lune de William Karel.

Et dans ce film, il y a un extrait d’une interview du big boss de Nestlé, réalisée pour le film We feed the world, dans laquelle il nous livre uen opinion qu’il juge extrêmiste : faire de l’eau un service public !

Regardez autour de 4 minutes sur cet extrait (il nous livre auparavant ses vues sur les aliments OGM, c’est aussi pas mal !) :

11 novembre 2009

Autre classe : tout est différent…

J’ai vécu mardi un premier conflit avec un parent d’élève. Je pense qu’il était latent depuis la réunion parent-prof au cours de laquelle un différent nous avait opposé. J’avais “gagné” à l’époque, emportant le soutien de la majorité des autres parents.

Mais là, non, elle est allée au clash, je m’en suis pris plein la gueule, flanchant, je dois l’admettre, sous l’accusation larvée d’incompétence qui m’a fait très très mal.

Oh, je sais pourquoi elle a fait tant mal, c’est parce qu’elle a visé juste. Insécure, je le suis depuis que j’ai commencé ce travail. J’y mets beaucoup de moi et je veux faire les choses bien. Du coup, je doute tout le temps de la qualité de ce que je fais. Ce doute est une force, j’en suis sûr : il me permet d’être toujours en éveil. Mais il ronge aussi : suis-je à la hauteur ? Ne vais-je pas trahir mes élèves et les laisser en chemin ? Est-ce que je ne suis pas dangereux (pédagogiquement parlant) pour eux ?

Alors prendre en pleine face ce soupçon, ça a été difficile.

Et il vient confirmer un peu ce ressenti que je traîne depuis la rentrée. Je n’arrive pas à me faire à cette classe. Je suis fautif, bien entendu : je la juge à l’aune de celle de l’an dernier. C’est une erreur manifeste, peut être même une erreur de débutant, mais que j’ai eu du mal à me séparer d’eux, que j’ai eu du mal à en faire mon deuil !

Du coup, je crois qu’inconsciemment, je me protège plus. Je deviens plus professionnel, plus détaché car, émotionnellement, ce fut affreux de les laisser partir. Les rapports que j’ai avec cette nouvelle classe sont différents, plus mesurés. Plus que ça, autant j’ai eu l’impression de me livrer avec celle de l’an dernier, autant avec celle-ci, je joue plus un jeu. Je joue mon rôle de prof, je ne le vis plus totalement.

Mais cette distance (dont on nous a tant dit qu’elle est nécessaire  et intrinsèque à la relation éducative) est aussi difficile à assumer pour le moment. Je ne m’investis plus comme avant, je ne me sens pas autant impliqué… et la motivation s’en va un peu. C’est plus dur de se lever le matin…

Je pense que tout ça va se tasser, mais je crois que quelque chose s’est cassé le 2 juillet cette année et s’est perdu à jamais !

D’ailleurs, j’en ai élaboré une théorie sur pourquoi les instits se reproduisent beaucoup (toutes les écoles ont des congés maternité, j’ai l’impression !). Il est tellement difficile de laisser partir une classe, une fois par an (!), que c’est un réconfort que d’avoir des enfants à la maison qu’on peut accompagner et voir grandir vraiment. Car on ne fait que croiser la vie de nos élèves, et pendant quoi, une dizaine de mois ? Ce ne sont pas tout à fait les mêmes quand on leur dit “au revoir” une dernière fois. Mais notre rôle s’arrête là. Et on aimerait tellement qu’il continue…

Petite illustration pour terminer : http://www.acces-editions.com/vidberg.php?ref=7

10 novembre 2009

Copenhagen ‘09

Je suis tombé sur un petit clip du WWF pour la conférence qui s’en vient.

J’espère qu’elle ne sera pas l’échec qu’on lui prédit… Wait and see ;-)

En tout cas, la vidéo est simple, réalisée sur les plages d’Ostende, et sur de la musique gracieusement prêtée par U2…

Enjoy !

Dance for the climate – Dansez pour le climat

9 novembre 2009

Quand l’histoire s’écrit sous nos yeux…

Le 9 novembre 1989 fait partie de ces jours dont on se souvient.

J’étais en 6e, je n’ai appris la Chute du Mur de Berlin que le lendemain matin, le 10 septembre, mon père m’ayant réveillé tout exprès pour me le dire. J’ai cru à une blague !!

Je me souviens aussi avoir passé ma soirée à regarder la télé, avec toute la famille. L’histoire, la vraie, la grande, s’écrivait là, elle nous avait tous pris par surprise, ce qui semblait impossible 2 jours plus tôt était devenu réalité. Et nous pensions, naïvement, qu’une nouvelle ère s’ouvrait devant nous, différente, meilleure…

Je crois que cette impression s’est définitivement effondrée avec les tours jumelles, un autre jour dont tout le monde se souvient.

Pour célébrer, je souhaitais mettre un petit peu de musique. Certes, le thème de la chanson n’a aucun rapport, mais puisque je l’aime bien ET que je l’ai entendue live samedi soir ;-)

Placebo – 20 years

PS coucou à Ariane (même si elle ne doit pas me lire…) qui m’a fait découvrir cette chanson via le forum du Bookcrossing, dans une autre vie…

28 octobre 2009

Barça ! Barça ! Baaaaaarça !

Dimanche soir, je suis allé voir un match du FC Barcelona en leur “antre” du Camp Nou contre Zaragossa. Les visiteurs ne sont pas venus pour rien et se sont pris une sérieuse valise : 6-1.

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Ce stade, c’est une vraie claque ! J’ai un peu l’habitude de Gerland que je ne fréquente pas souvent, mais quand même. Là, ça n’a juste rien à voir : 75 000 personnes dans un stade très resserré : les tribunes commencent presque au bord du terrain. C’est un chaudron, un vrai (suivez mon regard). Grosse ambiance alors même que ce n’était pas un match vraiment important.

La chose qui m’a le plus marqué, c’est l’entrée des joueurs qui se fait sur l’hymne du club, dont les paroles passent sur l’écran. C’est plutôt sympa, ça permet aux “étrangers” de pouvoir chanter aussi et de hurler à pleins poumons :

Blaugrana al vent, un cri valent

Tenim un nom, el sap tothom

BARÇA! BARÇA!

BAAAAAAARÇA!

Très impressionnant, vraiment !

Et comme je suis sympa, je vous en fait profiter de cet hymne. Attention, 1, 2, 3 :

L’original pour commencer, délicieusement vieillot avec sa fanfare :

Le même, filmé des tribunes pour le “classico” (le vrai, aussi, pas la pâle copie française inventée par Canal +) contre le Real, avec de jolis tifos :

Modernisé (?) et surtout massacré par Gisela, une chanteuse locale. À voir (honnêtement, Maria Carey n’a pas fait mieux avec l’hymne américain pour le Superbowl et c’est pas faute d’avoir essayé !)

Entre nous, à part la version de Gisela, ça a plus de gueule qu’un “qui ne saute pas n’est pas lyonnais“, non ? Franchement !

Pour terminer comment passer à côté d’un autre monument absolu du football européen, le Liverpool FC et leur “You’ll never walk alone” que j’ai chanté à tue tête un soir de mai 2005 pour une finale de Ligue des Champions qui restera mémorable (et ce n’est pas Stephen qui dira le contraire !)

22 octobre 2009

Je dis musique (27) – l’avarice

Suite de la série des 7 péchés capitaux…

Pour celui-là, il n’en manquait pas, mais que trouver ?

Je m’étais fait souffler mon idée originale par darwinara (même si je souhaitais mettre un groupe et un clip -légèrement- différent), sur quoi se rabattre ?

Le plus évident, ç’aurait été Pink Floyd, Money, mais non, trop… facile.

Nous voilà donc, de fil en aiguille sur un autre Money et une autre ultra-star : Iggy Pop.

C’était il y a longtemps, le cinéaste visionnaire du Temps des Gitans se lance en Amérique, embauche Johnny Depp, Faye Dunaway et fait son film “américain”. Emir Kusturuca réalisait donc Arizona Dream. J’étais allé le voir au cinéma, j’avais 14 ans et j’étais alors tombé irrémédiablement amoureux de Lili Taylor (revue ensuite avec grand plaisir dans Six Feet Under)…

Et la musique ! Toujours Goran Bregovic, évidemment, mais lui aussi “américanisé” et il avait embauché Iggy Pop. Je ne le connaissais pas à l’époque et j’avais découvert ce titre au refrain rigolo : “money, money, money, money…”

Iggy Pop – Get the Money (BOF Arizona Dream)

15 octobre 2009

Je dis musique (26) – la colère

Il est compliqué ce tag sur les 7 péchés capitaux !

Aujourd’hui, je propose la colère avec un titre de Linkin Park (clin d’œil appuyé à Stephen), no more sorrow.

Le titre vient de leur dernier album, sorti il y a deux ans et sur cette chanson, ils sont en colère, très en colère… contre leur président de l’époque, Bush. Alors ça me semblait approprié, même si le message, avec l’élection du néo Prix Nobel de la Paix (no comment – quoi qu’il y aurait beaucoup à dire ;-) ) à la Maison Blanche, perd un peu de son intensité.

Reste la colère…

Linkin Park – No more sorrow

11 octobre 2009

Le zapping [édité avec le timing de la vidéo]

Le Zapping de Canal Plus fête ses 20 ans. Je viens de tomber sur un bout d’intégrale un peu par hasard.

Je viens d’y revoir les images qui ont conduit Jean Jacques Goldman à écrire la chanson “Juste après”. Bon, ça fait toujours son effet, j’ai beau les connaître par cœur, j’en pleure à chaque fois…

Fredericks, Goldman, Jones -  Juste après

Mais ce qui m’a le plus touché, c’est ce direct avec l’envoyée spéciale de TF1 à Gorazde, lors de la guerre en Bosnie en 1994. Elle raconte que les forces serbes ont systématiquement incendié les maisons des habitants au fur et à mesure de leur avance, les chassant vers le centre de la ville. Elle raconte, la voix tremblante, les 60 000 personnes emprisonnées dans la cité, près des postes de secours de la Croix Rouge. Elle raconte les gens entassés dans les rues. Elle raconte les tirs serbes sur l’hôpital, les médecins qui s’arment… Et elle termine, la voix brisée : “on ne peut plus rien à faire”…

Il y a toute l’immobilité de la “Communauté Internationale” à faire quoi que ce soit contre ces atrocités qui se sont déroulées sous nos yeux. Souvenez-vous de la chute de ces enclaves de Gorazde, de Srebreniza, le calvaire de Sarajevo…

[Edit du 12/10] J’ai retrouvé la vidéo sur la rétro du zapping. Il est disponible sur le site de canal plus : http://player.canalplus.fr/#/283340. Il faut aller à 9′54.

8 octobre 2009

Je dis musique (25) – l’envie

Taggué par darwimimi suite au tag de Chulie

Il me faut donc relever un défi : trouver une chanson par  pécher capital et par semaine.

Si vous avez suivi le lien plus haut, vous aurez pris le soin de lire ce que darwi a récupéré sur le sujet, je ne m’étendrai donc pas.

Premier pécher aujorud’hui : l’envie. Bon déjà, je triche, car c’est plus de la jalousie que de l’envie… Quoique ! Ca se discute.

Enfin bref, cette chanson a été écrite par Jean-Jacques Goldman et j’avoue être passé à côté. Il faut dire que Patrick Fiori, c’est pas ma tasse de thé et qu’honnêtement, les arrangements sont plus que bofesques. Mais je me suis dit, il n’y a pas si longtemps que Goldman n’avait pas l’habitude d’écrire des trucs spécialement mauvais, voire même qu’il écrivait des chansons plutôt intelligentes dans l’ensemble. Alors quoi, il se serait fourvoyé ?

Résolu de tirer ça au clair, je file sur youtube pour écouter. Pas entendre, hein, écouter, écouter vraiment… Et du coup, ben je la trouve courageuse cette chanson, bien ficelée, hormis les arrangements (on en le dira jamais assez !) à la limite de l’acceptable !

Alors, pour la beauté du texte :

Patrick Fiori, Jean-Jacques Goldman, Christine Ricol – 4 mots sur un piano

5 octobre 2009

Abracadabra (Swing Pop) !

Pendant l’hiver glacial de 2008, le groupe Les Magiciens du Quotidien se forme et décide de faire monter la température.

Alice, sautillante et lumineuse, lance ses textes iconoclastes de sa voix chaude sur un swing pop dynamique et généreux, subtilement parfumé d’effluves diverses.

Un vrai tour de passe-passe dont on ne sort pas indemne, entendez : un sourire scotché sur les lèvres et des chansons plein la tête…

Abracadabra, c’est Magique !

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Qui sont ces magiciens ?

Alice, 1,61m, 48 kg d’énergie et d’humour, ancienne élève de Jazz action Valence et du Conservatoire national de Villeurbanne, écrit, compose.

Elle arrange ses musiques et met en scène les spectacles avec ses complices magiciens, le blond guitariste Christophe, le brun bassiste Christophe et Benoît, le percussionniste au sourire ravageur, eux aussi anciens élèves de la même école.

Difficile de ne pas être séduit par la complicité qui règne entre ces 4 fous de scène. Alors qu’il n’avait que 13 ans, Chris le bassiste a léché les planches et y a pris goût dit-il…

Ces quatre là n’ont qu’une envie : éprouver du plaisir et en offrir.

Du plaisir, ils en donnent, surprennent, déconcertent et séduisent. la virevoltante Alice tient la scène, accueillante, une hôtesse à poigne, la voici derrière la batterie, trois minutes plus tôt elle jouait une mélodie tintinabulante sur un xylophone. La voilà encore lançant des pétales de roses au rythme de la marche nuptiale de Mendelsohn pour finalement nous offrir un orgasme qui la fait marrer quand elle l’évoque.

“J’ai eu envie de parler de la masturbation féminine après la lecture d’un bouquin sur le clitoris, je ne regrette pas, je prends mon pied !”  explique Alice.

Ça fait rire les filles et surprend les garçons, que demander de mieux ?

«J’ai grandi dans une famille où la parole était libre et servait vraiment à communiquer savoirs et émotions, le tout dans la bonne humeur, je transmets ma culture familiale en quelque sorte mais rien n’aurait été possible sans l’amitié qui nous unit”.

C’est ça la vraie magie !

Pour les écouter, cliquez sur l’espace myspace des Magiciens du Quotidien

Pour les écouter ET les voir (c’est encore mieux !) venez :

Le samedi 10 octobre à la salle de la Charpenterie à Saint-Bonnet-de-Mure

Le vendredi 16 octobre au Buddy Bird, 4 rue René Leynaud, à Lyon (pentes de la Croix Rousse)