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Je dis musique (6)

Parce que c’est la grève aujourd’hui, une chanson de grève, qui nous rappellera quelques glorieux précédents…

Il s’agit du Temps des Cerises.

Une chanson du patrimoine, chantée par tellement d’artistes (Cora Vaucaire, Yves Montand, Charles Trénet, Nana Mouskouri, Patrick Bruel et Jean Jacques Goldman, Noir Désir, Chanson Plus Bifluorée, Pascal Comelade, etc, etc, etc…) ! À chacun de choisir « sa » version !

Voyez ce que nous déniche Deezer…

Pour ma part, j’ai un petit faible pour la version dépouillée à l’extrême de Patrick Bruel & JJG.

La chanson fut écrite par Jean-Baptiste Clément et mise en musique par Antoine Renard en 1866. Elle fut associée à la Commune de Paris moins de 5 années plus tard…

Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête …
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreille …
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sur la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Évitez les belles …
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai point sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi vos peines d’amour

J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte …
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne pourra jamais fermer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur

Et sur Youtube, cette version de Geike Arnaert & Bobbejaan Schoepen.

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États d’âme…

On m’avait dit que ce boulot de professeur des écoles, ce n’était pas forcément une sinécure. Je n’en doutais pas, mais je me disais qu’avec le temps et l’expérience, j’aurais moins à travailler.

Ah oui, parce qu’on travaille beaucoup, au fait ! Loin de l’image de glandeurs que la société nous envoie parfois souvent. S’il est vrai que nous n’avons « que » 24 heures de présence devant les élèves, il faut ajouter toutes les heures de préparation, de correction, de concertation, de réunions, de rencontres avec les parents… Je ne connais pas un enseignant qui compte ses heures, et peu font moins de 35 heures par semaine. Pour se donner une idée, sur mes 4 jours par semaine, je ne fais pas moins de 8 heures et demie de travail à l’école (pour une présence effective de 10 heures en moyenne : j’arrive à 8 heures et ne repars rarement avant 18 heures). Sur  4 jours, ça fait déjà 34 heures / semaine. À cela, il faut ajouter le temps de travail à la maison, une quinzaine d’heures en moyenne. Le compte est vite fait, mes 35 heures sont en fait 49…

J’en entends déjà me dire « et les vacances ? ». On y travaille aussi. Pour ma part, je m’accorde une semaine à ne rien faire, et la deuxième est consacrée à préparer les cours (les objectifs de la période, les évaluations…). Ce n’est pas le même rythme, bien entendu, mais ça reste du boulot.

Et les grandes vacances ? On y prépare l’année qui vient. Lorsque l’on a une classe, beaucoup de choses sont à préparer (les thèmes qui vont être traités tout au long de l’année, les sorties prévues, l’organisation matérielle, etc…). Là encore, ce n’est pas tous les jours, et pas sur le même rythme. Nous avons des vacances. Ce que je veux dire, c’est qu’on y pense tout le temps… et que nosu faisons un métier où nous travaillons. Ce qui est désolant, c’est que me voilà obligé de justifier mes heures, en quelque sorte, car nous nous entendons souvent traités de paresseux, de fainéants, surtout à la veille d’un jour comme demain où une bonne partie d’entre nous sera en grève.

Où je veux en venir, c’est que je suis un peu « flottant » en ce moment. La fatigue de l’hiver, du travail… Je sais que j’engrange de l’expérience, et j’ai cru qu’avec elle j’aurais moins de boulot en définitive. Mais non, j’en ai de plus en plus. Cette situation est un peu lourde. D’autant plus que je me suis stressé sur les programmes et le fait que je n’aurais pas le temps de les terminer (mais qui l’a ?). J’essaie d’aller vite, je suis stressé, je stresse mes élèves, l’ambiance de la classe se détériore. Je suis dans une mauvaise passe, en fait, et j’en suis totalement responsable.

Alors parfois j’en ai marre, et en ce moment plus que d’habitude, de m’entendre dire que c’est cool d’être prof, que c’est facile et qu’on a tout plein de temps libre. Je trouve ce métier très enrichissant, très épanouissant et avoir 22 enfants presqu’adolescents à ma charge 4 jours par semaine est un grand bonheur ; mais c’est aussi un métier très stressant, parce qu’on travaille vers des êtres humains et que chaque erreur de jugement, chaque écart peut avoir des conséquences sur mes élèves ; parce que je leur dois d’être au top, chaque jour, c’est le minimum que je puisse faire…

Ceci explique aussi la colère qui est la nôtre. Nous (enfin, les enseignants que je côtoie) nous décarcassons tous les jours, nous en « bavons » parfois, on donne plus que sa force de travail, on se donne aussi dans ce que l’on fait. Et voir le peu de reconnaissance pour notre métier, l’attitude méprisante de notre ministre, la stupidité de certaines de ses mesures, ne nous laisse pas vraiment d’alternatives : battons le pavé, faisons grève. Crions notre mécontentement. Mais en faisant cela, c’est aussi notre foi en une école plus juste, notre foi en notre métier que nous crions, notre foi dans le fait que nous pouvons changer le monde.

Puissent nos concitoyens nous entendre !

Pas d’illustration pour cette note, juste un lien vers une page d’un extraordinaire livre, « Le Journal d’un remplaçant »

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Le JT de France 2

Déjà, je trouve que le JT de France 2 s’est bonifié depuis l’abandon de la pub. Ils prennent plus le temps de développer les infos, je trouve ça plus intéressant qu’avant.

Bref, je le regardais aujourd’hui et j’ai relevé trois infos intéressantes.

La première, c’est sur la Guadeloupe. Le LKP nous donne des leçons de mouvement social et de manifestation. Un accord a été signé (l’augmentation de 200 € des bas salaires), mais encore faut-il qu’il soit entériné, notamment par les conseils généraux et régionaux qui devront mettre la main à la poche. Résultat, que fait le LKP aujourd’hui ? En quelques heures, ils ont réussi à mobiliser leurs forces pour défiler et mener des opérations « escargot ». Pas grand chose, certes, juste une piqure de rappel : ils sont toujours là et prêts… Ca devrait accélérer la fin des négociations 🙂 !

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La seconde, c’est une info que je connaissais depuis un certain temps mais sans la bloguer. Saviez-vous que le Costa Rica n’avait pas d’armée ? Depuis la violente et courte guerre civile de 1948, le vainqueur, Don Pepe (c’est un surnom), antimilitariste convaincu, a décidé de supprimer, purement et simplement son armée ! Et depuis ça marche ! Zéro coup d’état, la santé, l’éducation gratuites, moins de 4% d’analphabètes… Comme quoi, un autre modèle est possible, encore faut-il s’en donner les moyens.

costa-rica

Ca m’a rappelé une petite histoire racontée par Jean Chrétien, ancien premier ministre du Canada. Je cite de mémoire…

Un jour des militaires sont venus dans le bureau du premier ministre avec un plan d’achat de chars d’assauts pour la vaillante armée canadienne qui en est quasiment dépourvue. Évidemment, le nec plus ultra, très, très cher…

Réponse de Jean Chrétien :

« À quoi ces tanks vont nous servir, honnêtement ? Notre seul voisin, ce sont les États Unis. S’ils veulent nous envahir, ce ne sont pas vos trois tanks qui vont y changer quelque chose… »

canada

Il a donc refusé… L’armée canadienne a toujours eu, jusqu’à très récemment, un statut particulier. Armée d’interposition lors de la crise de Suez en 1956 (entre les franco-anglo-israéliens et les égyptiens), elle a été à l’origine de la création des casques bleus. L’armée canadienne a toujours été une « armée de la paix » en quelque sorte. Son statut a récemment changé avec l’arrivée de Stephen Harper, qui a aligné la politique extérieure du Canada sur celle des USA de Bush et a donc renforcé de manière très substantielle la présence en Afghanistan. Depuis, des cercueils rentrent assez régulièrement au pays. Dans la même veine, il s’est lancé dans l’achat de frégates qui devrait être tout autant inutiles que les tanks de Chrétien…

Dernier sujet : l’allaitement.

allaitement-et-biere

Bon, certes, je suis un homme, donc pas directement concerné par le sujet. Mais à la base, je suis partisan de l’allaitement. Il me semble tout à fait normal et logique de privilégier une technique naturelle afin d’alimenter un nourrisson. La nature s’arrange certainement pour que la mère produise ce qu’il y a de mieux pour son bébé.

Mais des entreprises pharmaceutiques et agroalimentaires, depuis les années 70 au moins, essayent de prétendre le contraire, qu’il faut que toutes les femmes donnent du lait maternisé, sous l’argument qu’il protégeait mieux l’enfant, qu’il lui était bénéfique. Aujourd’hui, un rapport de l’Académie des Sciences préconise un allaitement jusqu’à 7 mois et soutient que l’allaitement empêche l’enfant d’avoir des diarrhées, de l’eczéma, etc.

7 mois ! C’est pas mal, surtout quand le congé maternité s’arrête au bout de trois ! Loin de moi l’idée de faire rebondir un sujet déjà traité ici et , mais force est de constater que si on suit l’avis de l’Académie des Sciences, le congé maternité devrait être de 7 mois -ou alors il faut construire des crèches d’entreprise partout… Vaste débat ! Ce qui nous renvoie invariablement au modèle suédois…

Voilà, hein, je dis ça, je dis rien 🙂 !

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Chroniques d’en manifestation

9h55. Habillé chaud, pull et sous pull rouges de rigueur…
1ère étape : rendez vous avec les copains et copines de manif. Le métro est déjà plein de monde habillé chaudement. Que des gens qui en seront, sourire aux lèvres.
Va y avoir du monde, c’est clair !

10h38. Arrivé à la Manu, énormément de monde, métro bondé… On retrouve des gens pas prévus, on rate ceux avec qui on avait rendez vous…
Mais que de monde 🙂
On attend le départ !

10h44 hop, croisé Septentria qui cherche la FCPE.
En même temps en auto école essaie de passer au milieu 😀

11h11 trop de monde, on n’avance plus d’un pouce !

11h24 retrouvé tout le monde ! La manif est si grande qu’on en voit pas le bout !

11h31 ça avance, ça avance !
Entendu : « y’en a marre de ces guignols qui ouvrent des prisons et ferment des écoles »

11h37 oh, une batucada

Et la super banderole clin d’œil à Gébé

11h43 entendu « À ceux qui veulent privatiser la France, l’école publique répond : RÉSISTANCE »

11h53

12h09

12h16 l’homme pressé de Noir Désir
On suit !

Les Beastie Boys maintenant !

Pour Coco 😉

Allez une dernière ! Je l’aime bien, celle-ci !

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De l’abus du droit de grève…

Je viens de lire que des personnes de l’UMP réclamaient des sanctions financières pour « abus de droit de grève ».

Euh… Je ne suis pas juriste, hein, mais ça recouvre quoi, « l’abus du droit de grève » ?

Étant donné les récents déboires de la SNCF à la gare Saint Lazare et le feuilleton médiatique hallucinant qui l’a suivi (la colère assortie de demande d’excuses de N. Sarkozy, l’humiliation publique ensuite du patron de la SNCF), j’imagine que « l’abus de droit de grève » recouvre exactement ça. On va chercher à interdire, au nom du service au public, les cheminots, les traminots, les enseignants à exercer leur droit de retrait. On vise à leur interdire l’exercice du droit de grève.

Entendons-nous bien ! Je ne suis pas un gréviste à outrance et ai plutôt tendance à regretter les journées de grève : je préfèrerai que les conflits se règlent par le dialogue entre gens de bonne volonté. Je ne suis pas gréviste de gaiété de cœur, je le suis car je l’estime nécessaire. Mais l’objet de la grève, c’est un rapport de force qui prouve que nous avons, en tant que citoyens, le pouvoir de bloquer économiquement le pays. La grève est donc bien un pouvoir de nuisance. C’est dommage que les usagers (on dit toujours usagers ou clients, je sais plus trop) en soient victimes, mais c’est là le seul moyen de se faire entendre.

Enlever ce pouvoir là aux grévistes, à coup de « services minimum », c’est bien remettre en cause le droit de faire grève, car c’est le dénaturer.

Souvenons-nous qu’il n’y a pas si longtemps, Nicolas Sarkozy se félicitait devant les élus UMP que lorsqu’il y avait une grève en France, plus personne ne s’en rendait compte.

J’espère, de tout mon cœur, que la grève de jeudi lui prouvera le contraire…

Et je n’aimerais pas vivre dans un pays où faire grève sera devenu inutile !

Souvenons-nous de 1936 !

frontpopulaire

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De la grève et des évaluations.

Jeudi prochain, toute la fonction publique sera en grève. Donc les enseignants. Donc moi.

Pour la seconde fois cette année (après le mouvement du 20 novembre), je ne me rendrai pas en classe et irai manifester (en passant : 10h30 Manufacture des Tabacs à Lyon !)

Pourquoi ?

Ben, honnêtement, pas grand chose n’a bougé depuis le 20 novembre. Le ministre a essayé de noyer un peu plus le poisson, en maintenant dans leur poste RASED 1500 des 3000 suppressions annoncées, mais ne changeant rien à l’objectif de supprimer ces dits Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté ; les nouveaux programmes sont appliqués et ne changeront pas (en tout cas rien ne vient). À cela viennent s’ajouter les évaluations nationales en CM2.

evals-cm2

Je suis directement concerné, puisque dorénavant enseignant en CM2 jusqu’à la fin de l’année (je l’avais pas dit, c’est vrai…).

Au départ, je ne suis pas contre l’idée d’évaluations nationales. Il me semble  important et utile de pouvoir évaluer mes élèves avec d’autres outils que ceux que je construis. C’est plus neutre, d’un certain côté, et aussi très intéressant. De plus, les évaluations nous permettent de situer les élèves par rapport aux attentes médianes de l’institution. Pour résumer, je vois ces évaluations comme un outil pouvant être performant à l’usage de l’enseignant de la classe.

Les évaluations nationales existent depuis 1989. Il y en avait 2, aux entrées du CE2, et de la 6e. Leur esprit était de faire un point à l’entrée de ces classes afin de donner aux enseignant une vue d’ensemble du niveau de ses élèves et de ce qu’il faudra avec eux travailler.

Cette année tout change. L’esprit de ces évaluations est différent : elles doivent venir à la fin du CE1 et à la fin du CM2. L’idée là, est de sanctionner un niveau atteint et donc, aussi, de sanctionner le travail de l’enseignant. Nous ne sommes plus dans l’évaluation formatrice, mais somative : pas celle qui permet de travailler et de progresser, mais celle qui permet de noter (l’élève ou l’enseignant ?). Philosophiquement, ça me dérange.

Pire ! Ces évaluations somatives arrivent, pour le CM2, au milieu du mois de janvier et sanctionnent TOUT le programme. Là, ça devient débile ! Comment évaluer en milieu de parcours sur l’ensemble du parcours ? Surtout quand nous travaillons librement en fonction d’objectifs de fin d’année, nous ne sommes donc pas guidés en cours d’année : nous sommes donc libres de travailler les notions dans l’ordre que nous le souhaitons, du moment qu’elles sont toutes faites à la fin.

La philosophie de ces évaluations est assez obscure. Contrairement aux évaluations précédentes, la notation est binaire : 0 ou 1, échec ou réussite. Sur certaines questions, il faut par exemple donner 4 réponses. 1 faute et on prend un 0. Aucune place n’est parfois laissée à la réussite partielle ou à l’erreur d’inattention.

Enfin, l’autre question, c’est de savoir à quoi vont servir ces évaluations. AU moment où la volonté est de faire disparaître la carte scolaire, les enseignants craignent qu’elles ne servent qu’à classer les écoles, orientant ainsi les bons élèves et les finacements vers les bonnes écoles, les élèves en difficulté vers les mauvaises écoles. Le spectre d’une éducation à plusieurs vitesses ressurgit donc…

Bref, les évaluations sont venues crisper des relations déjà très tendues entre enseignants et ministre… Jusqu’à quel point ? La colère est là, elle s’est maintenue depuis cet automne… J’entends déjà, ici et là, certains collègues préconiser des actions moins pacifiques. Le constat qu’ils font, c’est que le ministre a reculé face aux lycéens parce qu’il a eu peur d’eux, mais qu’il n’a absolument aucune considération pour nos « petites » manifestations fort sympathiques.

Ce ne sont que des voix isolées, mais jusqu’où tout ça va nous mener ?

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A ceux qui veulent privatiser la France, l’école publique répond : RESISTANCE

PC103791Ben elle était chouette la manifestation de mercredi soir dernier. Le froid, la pluie semblaient se lier pour que personne ne vienne.
On devra peut être jauger la mobilisation à ça : à peu près 3000 personnes (estimation basse) étaient présentes sur la place Bellecour.
Beaucoup d’écoles étaient représentées, des parents étaient là (avec leurs enfants, souvent). On sent qu’il y a quelque chose, que les enseignants, les parents, sont en colère.
Pour ma part, j’ai retrouvé des « collègues » de l’IUFM de l’an dernier, on s’est mis derrière les drapeaux rouges et noirs de la CNT. Le froid et le mégaphone aidant, on a chanté, on a dansé, on a crié.
C’était un chouette moment.
Et maintenant ?
Le mouvement se poursuit, les aides personnalisées sont suspendues dans de plus en plus d’écoles, des actions continuent d’être organisées, des collectifs se montent un peu partout et l’on commence à parler de convergence avec d’autres mouvements de fonctionnaires.
On verra bien ce que ça donnera, mais je pense que c’est loin d’être terminé…

 

PS revenez ce soir pour photo de manif… Edit : on est le matin, mais c’est fait !

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