Archives mensuelles : juin 2009

De la peur des grandes vacances…

Alors qu’elles sont attendues depuis longtemps, je dois confesser que je n’ai absolument pas envie d’être en vacances. Problème de riche, en quelque sorte. Je ne crains pas de n’avoir rien à faire, car ce n’est pas vrai, je vais aller traîner mes guêtres à la capitale, en Bretagne, en Catalogne, à la maison… Non, ce que je crains, c’est de devoir laisser mes élèves.

Aujourd’hui, les parents d’élèves ont organisé un poque nique. J’y suis allé pour voir et faire acte de présence.
Les parents d’une de mes élèves sont venu papoter avec moi pour « dresser » le bilan de cette année. Ils m’ont remercié d’avoir pris la classe comme ça, que tout s’était bien passé et que les enfants étaient ravis. Malicieux, le père me demande « prêt à les laisser partir, jeudi ? »
Il avait deviné, le bougre, que non, je ne suis absolument pas prêt, pas envie que ça se termine, mais alors pas envie du tout…

Je lui ai glissé un sourire entendu et lui ai répondu « je pense qu’il ne faudra pas trop me parler jeudi soir, effectivement ».

Ce qui est marrant, c’est que je me souviens maintenant que lorsque j’étais parti de Valence en cours de CE1, j’avais été étonné que ma maîtresse pleure le jour de mon départ. Je n’avais pas compris, car pour moi, enfin ce moi de 7 ans à l’époque, j’étais tout à fait prêt à partir pour autre chose. Maintenant, je comprends ce qu’elle a dû ressentir… Et c’est pas drôle !

Aujourd’hui, mes élèves ont investi le tableau et y ont écrit qu’ils ne voulaient pas être en vacances…

Je crois que personne n’a trop envie que ce jeudi arrive, finalement.

Cet aspect du travail est bizarre : tu t’impliques comme un dingue pour une poignée d’enfants auxquels tu t’attaches et qu’il faut voir partir en fin de compte avec très peu d’espoirs de les revoir ensuite. J’imagine que le degré d’implication des enseignants varie beaucoup et que certains arrivent à se protéger, mais pour ma part, je sais que ce n’est pas mon truc, je ne pourrai pas être capable de faire ce travail à moitié.

Ce n’est pas forcément sain, je le sais bien, et j’entends déjà les gens qui disent que je ne devrais pas, mais comment faire ? Je suis incapable de ne pas être à la hauteur de ces élèves qu’on m’a confiés, ce serait les trahir, ce serait me trahir…

Alors en attendant, j’essaie de faire de cette dernière semaine une fête, leur dernière à l’école, somme toute (ils passent tous en 6e…).

Pour le reste, on verra jeudi soir 😉

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Je dis musique (18)

Avec du retard, et surtout en réaction à l’actualité musicale…

Michael Jackson est mort la nuit dernière à LA. Au delà de ce que fut sa vie privée, des rumeurs et accusations dont il a été l’objet, il aura d’abord été un artiste.

Pour moi, et je ne vais certainement pas innover, il restera l’homme de cet extraordinaire album, Thriller ; et de cette chanson, Beat It.

Mon père m’avait acheté ce 45T quand j’étais tout petit, et je l’adorais. J’ai même dû faire mes premières gammes d’air guitar sur le solo de Van Halen (il faut dire que mon père se défendait pas mal en air guitar).

Michael Jackson – Beat It

(désolé pas de vidéo intégrée depuis YouTube, juste le lien)

On ne peut pas, bien entendu, passer à côté du clip de Thriller :

Michael Jackson – Thriller

(Là encore, pas de vidéo intégrée…)

Et en bonus (!), sa version indienne 😀

On remarquera que pour celui-là, on peut intégrer la vidéo…

Thriller – Version indienne

Et pour vous, c’est quel titre, Michael ?

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Deuz ! J’ai fait deuz !

Voilà, j’ai participé à un concours de photos-MMS prises pendant la fête de la Musique, relayé par Bacicoline. Profitant des toutes nouvelles fonctionnalités de mon superbe iPhone (n’en déplaise aux grincheux 😉 ) et donc notamment le MMS, j’ai participé.

J’ai envoyé une photo de ma sœur (scoop !) en train de chanter avec son groupe, Les Magiciens du Quotidien. Le concert a été merveilleux, le groupe aussi… Si vous voulez en savoir plus, allez voir leur myspace. Mais le mieux, c’est en concert, ils sont vraiment bons (peut être vendredi soir, mais pas sûr encore, je ferai passer l’info) !

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Quoiqu’il en soit, ben ma photo, elle a obtenu le 2e prix, ce qui me fait très plaisir. Je vous la livre donc et m’en vais ceindre ma couronne de lauriers !

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Chouette travail d’animation…

Je viens de voir ça, j’ai trouvé ça bluffant :

Evelien Lohbeck – Noteboek

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Je dis musique (17)

Puisque darwinara ne l’a pas mise, je m’autorise 😉

Maxime Le Forestier – San Francisco

Nous l’avons cherchée, cette maison bleue de San Francisco, sans la trouver.

Mais il semblerait qu’on pourra bientôt la découvrir quelque part dans le Nord… Alors bon vent à celle-ci 😉

J’aime beaucoup cette chanson, reflet d’une époque, de manières de pensée, d’ouverture, de générosité… Elle me donne une petite idée de ce qu’a pu être la jeunesse de mes parents, de leurs rêves. Elle est à ce titre indissociable de deux autres choses.

La première est un autre chanson de Maxime, Des Jours meilleurs, qui me met la larme à l’œil à chaque fois.

La seconde, c’est Nos années Pierrot (l’histoire débute après l’intro de 3 minutes) une chronique de Daniel Mermet sur la mort de son ami Pierrot, sur ce qu’était cette amitié et leur vie au travers des années 60 et 70.

À écouter absolument, c’est… magique :’)

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12 ans…

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Je n’oublierai jamais ce que tu as été pour moi, Gaston… Merci !

Petit extrait… Pas capable de trouver un plus récent et complet, désolé !

Allez l’écouter ici :

Gaston Mandeville – Le vieux du Bas du fleuve

Gaston Mandeville – Toutes les nuits

Gaston Mandeville – Le Bonheur

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Violentes émeutes au Pérou

Je le livre ici in extenso un mail que je viens de recevoir.

Mes petite recherches ont confirmé que l’auteur du mail était bien un archéologue qui travaillait sur le Pérou.
Je l’ai reçu via un ami qui a aussi bossé là bas, je n’ai a priori absolument aucune raison de douter de ce qui y est raconté.

Bonjour,
Juste un email pour vous informer de la situation actuelle en Amazonie nord péruvienne.
Jusqu’au 5 juin 2009 et depuis environ 50-60 jours, les différents peuples du nord de l’Amazonie péruvienne bloquaient la route Belaunde, à hauteur de la curva del diablo, entre Corral Quemado et Bagua Grande (ville aussi appelée Utcubamba) ; département d’Amazonas. Cette route est l’axe vital connectant la côte péruvienne et l’Amazonie. C’est aussi l’axe suivit par l’oléoduc nord péruvien.
Ce blocage a une raison, le Décret Législatif 1090 qui met en vigueur la loi Ley Forestal y de Fauna Silvestre. En substance :
Le DL 1090 réduit considérablement la définition de Patrimoine Forestier, laissant ainsi environ 45 millions d’hectares (a peu près 60% de la forêt péruvienne) en dehors du régime forestier, c’est-à-dire pouvant être exploités. De plus, il avalise la Ley de la Selva (Loi 840) qui permet l’acquisition des ressources forestières par le biais de concessions d’initiatives privées et pour une durée pouvant atteindre jusqu’à 40 ans. La superficie concessionnée peut atteindre 40 000 hectares.
Ce décret fait parti d’un paquet de dispositions légales émises par le Pouvoir Exécutif dans le cadre des facultés qui lui sont octroyées pour mettre en application le Traité de Libre Commerce (TLC) avec les Etats Unis.
Ce décret a été reconnu inconstitutionnel par la « Commission de Constitution du Congrès » mais peu importe pour Alan Garcia, l’actuel président du Pérou qui a déjà concessionné une partie des terres concernées à des entreprises d’hydrocarbures canadiennes et chiliennes principalement.
Après avoir fait abstraction de la démocratie en se moquant de la commission constitutionnelle, il restait encore un obstacle à éliminer : les populations natives composées principalement d’Aguarunas et de Huambisas, ethnies appartenant au groupe ethnolinguistique Jivaro, qui bloquaient la route.
Cet obstacle a été éliminé le 5 juin 2009, journée mondiale de l’environnement ; journée foutaise si la preuve en était encore nécessaire.
A 5h du matin, la police a chargé les manifestants tirant à balles réelles sur des centaines de natifs depuis la terre et les airs (hélicoptères). Des tireurs d’élites ont pris position pour éliminer les leaders. Certains prisonniers ont été tabassés, parfois jusqu’à la mort.
Juste après les évènements, le courant a été coupé et les différentes radios réduites au silence dans la ville de Chachapoyas, capitale du département d’Amazonas. La police a empêché le transfert de médicaments ainsi que d’eau et de nourriture. Ces faits me sont connus car j’y étais et participais aux manifestations à Chachapoyas. Cette attitude ne vient que confirmer le totalitarisme dont le gouvernement péruvien a fait preuve lors de ces derniers jours. Aucune nouvelle n’a pu filtrer.
Ajouté à tout ce massacre, l’injustice du mensonge: les télévisions, la presse et les radios nationales font état de 25 policier tués, de 5 natifs et de 4 civils tués.
La propagande étant à son apogée, les 25 policiers tués ne font pas de doute. Mais… 5 natifs morts est un chiffre que l’on ne peut prendre au sérieux. Pour les faits:
La police disposait de blindés, d’hélicoptères, de mitraillettes, de gilets pares-balles, … Les natifs : d’arcs, de lances, de flèches, de machettes et de quelques pétoires. De plus, les hôpitaux de Bagua Chica et de Bagua Grande n’ont pu recevoir la totalité des morts et des blessés par faute de capacité d’accueil. Nombres de blessés ont été transportés jusqu’à Chiclayo, d’autres ont été soignés sur la place centrale de la ville de Bagua Chica.
Des civils ont aussi été tués par les balles perdues tirées depuis les hélicoptères.
Des témoignages de civils rapportent la présence de fosses communes et d’effectifs de la police chargeant les morts dans les hélicoptères et les jetant dans les proches rios Utcubamba et Marañon.
Les chiffres non officiels rapportent plus de 180 morts et plus de 300 disparus.

A l’heure actuelle, le couvre feu a été décrété dans les villes de Bagua Chica et de Jaen. L’interdiction de se réunir, de manifester, a été décrétée à Chachapoyas. De même, la police et les services de renseignement ont carte blanche pour pénétrer chez les particuliers s’ils soupçonnent que ces derniers cachent des natifs.
Ci-joint à ce message quelques photos de ce massacre peut être les avez vous déjà vues car elles circulent sur internet. Pour aider à la diffusion de la vérité, faites circuler ces photos svp.
Vous pouvez voir d’autres photos et des vidéos de ces évènements sur : http://www.youtube.com et taper les mots clés « Bagua Peru ».

J’ai posté les photos sur un document à part qui est consultable ici : http://docs.google.com/View?id=dv89jv3_37chj3jndr

ATTENTION, certaines sont vraiment violentes (blessures par balle, images de passage à tabac)

J’ai aussi trouvé d’autres vidéos sur le sujet : http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/12/affrontements-bagua-perou-journalistes.html

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Je dis musique (16)

La régularité se perd, tout va à vau l’eau, pour sûr !

Encore une semaine zappée, effacée du « je dis musique »… Je ne suis plus aussi régulier qu’avant, tout se perd, tout se perd… Les vacances arrivent, la vigilance se relâche, c’est la décadence !

Pour aujourd’hui, un groupe que jaed m’a fait découvrir, que j’ai fait découvrir à ma mère et comme elle va les voir en concert ce soir (grmblmblmbl) à Montréal, ben voilà…

Donc la chanson que je vous propose, c’est une des Fatals Picards, et elle s’intitule « Mon père était tellement de gauche ». Honnêtement, je l’ai choisie un peu vu le débat qui secoue mon blog sur LO, une forme de clin d’œil, quoi !

Les Fatals Picards – Mon père était tellement de gauche

Et puis je l’aime bien cette chanson, car elle sonne juste. Et puis quand il dit « mon père était tellement de gauche, que lorsqu’il est parti / La gauche est partie avec lui », ben c’est con, mais ça me rappelle le mien. Non pas que le mien était communiste (qu’était-il politiquement, d’ailleurs ? Déçu par la gauche au gouvernement, je pense qu’il espérait bien mieux de 1981), mais je sais qu’il a fait un vraie drôle de tête en 2002 en allant voter !

Pour terminer, je voulais aussi montrer le clip « Bernard Lavilliers » qui montre que le dit Bernard Lavillier a un très solide sens de l’auto dérision, pas comme un certain J. H. qui fait actuellement sa tournée d’adieu et qui a réussi à empêcher qu’une chanson sur sa disparition (pas méchante, en plus) ne soit pas présente sur le prochain album du groupe…

Les Fatals Picards – Bernard Lavilliers

Mention spéciale à « Il paraît que ton vrai nom, c’était Nick Caragua / Et qu’après ils ont nommé le pays grâce à toi » 😀

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La fête de Lutte Ouvrière

Grande découverte la semaine dernière : la fête de Lutte Ouvrière.
Elle se déroule à Presles, dans le parc d’un (petit) château appartenant au parti (obtenu par héritage, il me semble).
Je n’avais jamais assisté à ce genre de réunion politique. Accompagné par une pensionnaire de ce blog (je l’en remercie, par ailleurs), j’ai pu découvrir ce monde nouveau.

Vue de la fête vers le château

Vue de la fête vers le château

Car la fête de Lutte Ouvrière, c’est tout un monde. Des stands sont installés et tenus par les camarades de toute la France et des représentants de partis identiques venant d’autres pays. Tous présentent une part de leur savoir faire et servent des plats typiques du coin. Alors oui, on mange pas mal à la fête de LO !

la scientifique du CERN devant son joujou

la scientifique du CERN devant son joujou

Fête populaire, beaucoup d’animations sont prévues : une (petite) grande roue, un parcours d’accrobranche, des concerts (Amélie les Crayons ; Les Wriggles…), des conférences représentant toute la multitude des compétences des membres de LO (nous avons assisté à une conférence donnée par une scientifique travaillant au CERN , une autre par Marie Treps, une linguiste, sur les mots français ayant voyagé dans les autres langues) ; fête politique aussi, des fora sont tenus sur des sujets divers et variés : la situation des travailleurs des États-Unis après l’élection d’Obama, récit de la lutte dans les Antilles de cet hiver…

D'une porte parole…

D'une porte parole…

Et à 15 heures, le dimanche et le lundi, tout s’arrête. C’est l’heure de l’allocution de la porte parole de Lutte Ouvrière. Nous avons donc assisté à la passation de pouvoir entre Arlette Laguiller et Nathalie Arthaud, qui la remplace à ce rôle.

…à une autre !

…à une autre !

Personnellement, j’ai trouvé cette fête très chouette. Les gens sont joyeux, heureux. On se tutoie avec facilité. Les personnes sont ouvertes et bien intentionnées. On y est un peu hors du temps, hors du monde. On n’est au courant de rien (rater, dans le même week end, l’élimination de Nadal puis la disparition d’un Airbus d’Air France, c’est tout dire !)
Finalement, c’est très agréable, cette sensation un peu flottante… « Et ça fait si vide après, quand la vraie vie revient« . Le retour à la « vraie » vie est assez particulier. Reprendre le car, puis le métro puis le train… On ne comprend pas tout !

Et la politique alors ?
J’en ai aussi profité pour découvrir un peu plus ce qu’est Lutte Ouvrière, ce que sont leurs idées (au delà de l’image -presque d’Épinal- du « Travailleurs, travailleuses » d’Arlette Laguiller).
Et je me suis rendu compte que je ne comprenais pas tout. Pas sur le principe, non, mais sur le vocabulaire. Je me sens relativement proche des visions globales du parti ; je me sens, à tout le moins, du même bord politique, c’est indéniable. Mais je ne comprends pas vraiment lorsque l’on oppose les « bourgeois » aux « ouvriers ». Je ne dis pas que la vision de notre société comme étant une société de classes me semble fausse. Il me semble juste que les classes ont bougé.
J’ai l’impression qu’il existe certainement toute une frange de la société qui est riche, qui brasse des sommes qui ne nous sont pas accessibles, qui nous considère comme quantité négligeable et sacrifiable et qui gouverne à son profit en cherchant à exploiter le reste du monde. Appelons-les « bourgeois » ou « capitalistes », pourquoi pas… Pour moi, le clivage se situe là, à ce niveau, il y a « eux » et « les autres/nous ». Du coup, j’ai du mal à saisir le relatif mépris affiché par Nathalie Arthaud dans son discours sur la « petite bourgeoisie », et je crois que c’est là, surtout, une question de vocabulaire.
Enseignant, fonctionnaire, je ne me sens pas appartenir, par mes revenus, mon style de vie, à la classe « ouvrière ». je suis dans la classe moyenne, dans la petite classe moyenne. Suis-je ce petit bourgeois ? Qu’est-ce qu’être un « petit bourgeois » ? Pour moi, c’est une espèce de snob, au sens latin du terme (celui qui aimerait être noble), dans le sens où il aspire à la bourgeoisie sans en avoir les moyens, ni avoir aucune chance de l’intégrer dans les faits. En conséquence, il vote contre ses intérêts par mimétisme et ignorance, il consomme de la même manière. Dans ce cas là, si l’on veut la Révolution sociale, faut-il se mettre ces gens là à dos ? Ne faudrait-il pas plutôt les convaincre que leur intérêt est dans la transformation sociale totale, égalitaire ?

C'est la lutte finale !

C'est la lutte finale, groupons nous et demain…

J’attends vos contributions et avis 😉

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C’est aussi ça le sport…

ASM - SF saison 2008-09 - Stade Marcel-Michelin

ASM - SF saison 2008-09 - Stade Marcel-Michelin


Bon, voilà, soirée bizarre en quelque sorte.
Finale du Top 14 au Stade de France, l’ASM (équipe de Clermont Ferrand, pour ceux qui suivent pas) contre l’USAP (Perpignan). Je suis pour l’ASM.
L’ASM, c’est un peu le club maudit. Très bon club, ils développent un très beau jeu aussi, ils sont forts, parfois irrésistibles et sont capables de battre à peu près n’importe qui.
Très bonne ambiance et très bon esprit dans leur stade Marcel-Michelin à Clermont (dans lequel je me suis rendu à 3 reprises cette saison, autant de victoire 😉 ), tout le monde en jaune et bleu, on sent une énorme ferveur populaire, beaucoup d’émotions partagées. Un peu comme à Saint-Étienne pour le foot. C’est plus qu’un match à chaque fois, c’est « plus qu’un club ».
Sauf que…
Sauf que voilà, ils n’ont jamais gagné le championnat. JAMAIS. Avant ce soir, 9 finales de championnat, autant de défaites, dont les deux dernières en date (en 2007 contre le Stade Français, en 2008 contre le Stade Toulousain – je n’aurais pas l’outrecuidance de parler de la finale de 1970 perdue 3-0 contre La Voulte, club ardéchois). Et les revoilà en finale cette année. Belle régularité… Mais pour le même résultat, une défaite, une 10e en finale.

Je n’y étais pas au Stade de France, difficile d’avoir des places… Des amis y étaient. Pour la troisième fois de suite…
Quelque part, je trouve ça admirable de constance et d’abnégation. Et c’est aussi une des choses qui me plaisent le plus dans le fait de supporter une équipe. On imagine sans peine la déception, la lourdeur du climat dans la voiture sur le chemin du retour. Mais voilà, je sais que tout ce monde « jaune et bleu » va se retrouver au début de la saison prochaine, paré de ses couleurs, avec le sourire, l’envie de crier dans le stade, de s’amuser, d’en profiter et avec le même espoir, encore et toujours : « ce sera pour cette année, ce coup-ci, c’est pour nous » !

Rendez-vous en 2010 !

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