Archives mensuelles : février 2010

Les Magiciens du Quotidien

C’est sur les bancs de l’École Nationale de Musique de Villeurbanne, au cours de l’hiver 2008 que se forme le groupe les Magiciens du Quotidien, autour de la dynamique Alice, auteure, compositeure, interprète, du pétillant Benoît, batteur-percussionniste, de  l’éclectique Christophe aux guitares et de l’ondulant Chris à la basse.

Abracadabra Swing-pop !

Ces Magiciens du Quotidien trouvent leurs marques dans un style empli de morceaux iconoclastes et finement électriques.
Ces quatre là n’ont qu’une envie : éprouver du plaisir et en offrir. Et du plaisir, ils en donnent, surprennent, déconcertent et séduisent.
Ils viennent de presser leur première démo, nos magiciens. Six morceaux enregistrés par la Compagnie du Mois de Mai, l’été dernier. Des textes finement ciselés, avec ce qu’il faut d’impertinence, la voix posée et forte d’Alice sur une musique pop qui swingue : «notre style, explique Christophe, c’est ça : de l’Abracadabra Swing pop !».
Et pour bien en profiter, il faut aller les rencontrer en vrai, en live : « comment dire ? La scène ? Nous sommes tombés dedans quand on était petits, ou presque, glisse Chris dans un sourire, et quand le virus vous prend, il ne vous lâche pas ! » Qu’on se le dise, ce sont des fous de scène !

Un véritable orgasme

Rayonnante, Alice entre sur scène sur la marche nuptiale de Mendelssohn, essaimant des pétales de roses. Et c’est parti pour la Pièce montée, un mariage un peu… particulier. Le ton est donné pour le concert, ce sera drôle, impertinent, joyeux, passionné, intense ! « Comme nous, rigole Benoît, notre musique nous ressemble et nous rassemble ». Leur complicité est évidente, elle cimente le groupe : ces Magiciens du Quotidien sont heureux d’être sur scène et leur plaisir est communicatif.
Tellement communicatif que le concert se termine par un véritable orgasme qui fait marrer Alice quand elle l’évoque : « j’ai eu envie de parler de la masturbation féminine, je ne regrette pas, je prends mon pied ! »  explique-t-elle.

Ça fait rire les filles et surprend les garçons, que demander de mieux ?
«J’ai grandi dans une famille où la parole était libre et servait vraiment à communiquer savoirs et émotions, le tout dans la bonne humeur, je transmets ma culture familiale en quelque sorte mais rien n’aurait été possible sans l’amitié qui nous unit ».

Avec ces quatre là aux commandes, laissez-vous guider : la magie, la vraie, opère!

Les morceaux sont à écouter sur leur myspace
Quelques extraits de concert sur youtube
Les Magiciens du Quotidien sur Facebook (infos, dates…)

Et les prochains concerts ?

Le 14 mars au Kraspek Mysic sur les pentes de la Croix-Rousse à Lyon (montée St-Sébastien)

En mai au Rail Théâtre à Lyon, dans le cadre des demi-finales du tremplin Emergenza.

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Il y a 20 ans…

Mandela sortait de prison !

L’occasion, encore une fois, de réentendre un désormais classique de ce blog (et, certes, classique tout court) :

Simple Minds – Mandela Day

Comme d’autres, je me souviens bien de ce jour là…

Une autre chanson sur l’Afrique du Sud de l’Apartheid – d’ailleurs repris par Simple Minds dans le même album que Mandela Day.

Peter Gabriel – Biko

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Gainsbourg, vie héroïque

Je l’ai vraiment bien aimé ce film. On a beaucoup dit, et oui, Eric Elmosino est extraordinaire, il incarne vraiment Gainsbourg. Oui, Lætitia Casta (L – A – E dans l’A – T – I – T – I – A) en Bardot est… sublime. Le film est bien joué, bien vu, bien ficelé.

Déjà, au départ, Gainsbourg, je le connais pas plus que ça. De son vivant, ce dont je me rappelle, c’est qu’il n’était qu’une épave qui me rappelait bien trop mon grand’père pour que je le trouve attachant. D’aucuns le voient comme un rockeur, « le seul vrai rockeur en France » ais-je tout récemment entendu de la bouche des BB Brunes. Et là, je ne comprends pas, car, dans le fond, c’est quoi un rockeur ? Le débat est ouvert.

Bref, Gainsbourg, moi, a priori, je m’en fiche (sauf L’homme à la tête de choux… Quel album !). Je suis allé voir le film parce qu’on me l’a proposé, j’ai suivi.

Et depuis, le film m’est resté dans la tête. J’y ai pensé depuis, tous les jours. Je crois qu’en filmant cette « vie héroïque », Sfar, avec une très belle sympathie pour son personnage, nous montre un Gainsbourg échouant dans ce qu’il aurait voulu être (peintre) et réussissant dans un art qu’il n’a jamais considéré autrement que mineur (la chanson).

Un artiste raté, un héros tragique.

Le film ne saurait se regarder sans se plonger en même temps dans la BD, œuvre à part entière (et non support promotionnel habituel du genre ‘le film en BD’) et surtout excellente… Le Sfar que j’aime (et hop, dans la liste des trucs à s’offrir bientôt) !

Bref, tout plein de raison pour y aller, vraiment…

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