Archives mensuelles : décembre 2007

Le Big O…

… c’est samedi matin, 6h08 GMT (7h08, heure de Paris).

C’est l’heure exacte du solstice d’hiver et l’heure à laquelle nous sommes toutes et tous invité-e-s très cordialement à avoir un orgasme avec tout plein de pensée positive avant, pendant et après. L’idée, c’est d’inonder le monde de pensées positives et de faire ainsi reculer la violence. Ok, c’est très new wave, mais bon, c’est une jolie cause (ou une jolie excuse), non ?

Bon, comme on est pas bégueules, ben on peut participer toute la journée.

Je vous mets en lien le site et le blog de Donna et Paul, les instigateurs de cette journée désormais annuelle de l’orgasme simultané.

À vos réveils…
À vos marques…
Prêts…

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L’huile d’olive c’est bon…

…sauf quand on casse la bouteille…

…dans les escaliers !

No comment !

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De la confiance en ses amis…

DISCLAIMER

** CA SPOILE À MORT**

On m’avait dit de pas y aller, mais voilà, faut que je n’en fasse qu’à ma tête…
Alors j’y suis allé, voir La Boussole d’Or, premier tome filmé de l’excellente trilogie À la croisée des Mondes de Philip Pullman.
Bon, on va pas gloser 107 heures sur les problèmes posés par l’adaptation. Il est toujours difficile et souvent très décevant de voir son imaginaire ne pas correspondre à celui du réalisateur. Mais là n’est pas la question… Certes, j’aurais pas pris la même actrice pour jouer Lyra, certes, le voix de Iorek est pas terrible, certes, Nicole Kidman et Daniel Craig sont bien dans leurs rôles respectifs…
Quoique pour Nicole Kidman, en fait… Il est vrai que je l’imaginais en Mrs Coulter sans problème (déjà en lisant, je la voyais elle, alors…) mais bon, elle est BRUNE Mrs Coulter. Détail, me direz-vous… Certes, mais tout de même !
Non, ce qui mérite coup de gueule, c’est le scénario. Adapter ne devrait pas être tromper, mais là, l’histoire se retrouve modifiée et pas qu’un peu.
Pourquoi révéler autant de choses sur le film. L’espèce de discours du début raconte trop de choses : on apprend déjà la nature de la poussière, ce qu’est l’aléthiomètre, à quoi il sert, qui peut le lire, le Magisterium, autant de choses distillées tout au long des trois tomes : le lecteur ne l’apprenant souvent qu’en même temps que l’héroïne…

Et puis, des incohérences : pourquoi aller à Svalbard avant d’aller à Bolvangar ? Ca n’a aucun sens géographique, pour commencer et aucun sens dans l’histoire tout court. Si Lyra DOIT aller chez les ours de Svalbard, c’est pour retrouver Lord Asriel qui est leur prisonnier, et donc APRÈS être allée à Bolvangar, pas avant : sa première priorité, ainsi que celle des Gitans, ce sont les enfants… De plus, si Iorek redevient roi avant Bolvangar, alors pourquoi ses ours ne sont pas avec lui pour la bataille finale ? Lorsqu’on voit l’emprise que Iorek a sur eux ensuite : les ours ayant une totale confiance en lui, leur absence est choquante !
Ensuite, pourquoi avoir passé sous silence toute la portée de la ruse de Lyra? Dans le livre, Iorek lui explique qu’un ours ne peut être trompé, au contraire des humains… Et justement, Lyra se rend compte que Ragnar souhaite devenir humain : il désire un dæemon, arbore des ornements humains. Ce ne sont pas des comportements d’ours. Elle prend alors le risque de le tromper. Sa ruse fonctionne sur un Ragnar obnubilé par la cupidité et l’envie. Rencontrant Iorek (encore grâce à une ruse, d’ailleurs…), elle lui raconte ce qu’elle a monté comme bateau. Et Iorek de ruser à son tour pendant la bataille ; l’échec de Ragnar n’en est que plus patent : il a perdu car il n’est déjà plus un ours !

Ensuite… la fin (lève les yeux au ciel !) !

AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!

CRIS DE RAGE !!!

Je suis atterré qu’on ait pu ainsi transformer cette histoire… Le livre se termine mal, plutôt très mal, même ! Mais là, les scénaristes ont eu la bonne idée de nous pondre un happy end incompréhensible… La dramatique fin du premier livre va diriger toute l’action des 2 livres suivants et clôturait admirablement ce tome, laissant le lecteur choqué par un dernier numéro de faux semblant ainsi qu’une Lyra seule au monde qui venait de grandir d’un coup d’un seul, ses illusions froissées et déchirées. Le sens même du livre en est changé. Cruelle, cruelle, déception !
Du coup, on doute de la volonté des scénaristes d’aller jusqu’au bout de l’histoire : ne vont-ils pas s’arranger d’un symbolisme lourd et pataud sur certaines péripéties dont le sens et l’interprétation sont assez claires ?

*s’en va pleurer de rage*

M’en fout, vais aller voir Cate Blanchett dans Elizabeth, na !

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