Archives mensuelles : février 2008

Arizona !

Arrivée Phoenix, beau, chaud, ciel bleu, bain de soleil…
Oui, on part après 2 jours de tempête de glace et on arrive au chaud. Toujours dans le même pays ! C’est fou…
Après on taille la route, on traverse des montagnes, ça gèle dehors, de la neige et on redescend. En une seule journée, on sera passés par les 4 saisons !!

Le voyage continue !

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Partir, c’est mourir un peu

Voilà, il est 2:47 am, je dois prendre un avion dans moins de 5 heures… Pas couché, tout juste rentré de la soirée d’adieux…
Pas envie de partir, pas envie que ça s’arrête… N’était-ce qu’une parenthèse ?
J’ai une semaine de vacances devant moi puis le retour à Lyon. Je sais combien il va être difficile. Je ne l’appréhende pas plus que ça non plus : ça valait le coup, j’ai tellement de bons souvenirs !
C’est une expérience que je souhaite à beaucoup… Je pense aussi avoir été chanceux : rencontrer autant de gens chouettes, avec qui on peut s’amuser, discuter, apprendre, découvrir…
4 semaines que je suis ici, j’ai pas vu le temps passer, j’ai pas fait la moitié de ce que je comptais faire, mais j’ai fait tellement plus aussi !
Je sais que ces 4 semaines resteront une part de moi, un souvenir que je garderai longtemps. Oh bien sûr, on va chercher les prolongations, prolonger les échanges, avec ceux qui, déjà, ont pris des billets pour venir nous voir à Lyon et puis tous les autres qu’on attend, rien que pour leur « renvoyer l’ascenseur ».
Aller les retrouver un jour…
Pourquoi pas ?
Certainement…

Et puis il y a la personne qu’on a découverte et qui n’habite pas trop loin non plus… Et ça, c’est chouette : a new friend 🙂 !

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City Museum !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Oui oui, tout plein de points d’exclamation pour cet endroit.
D’abord, c’est pas franchement un musée. Enfin, en fait peut être que si. Difficile à dire, en tous cas…

Dès l’entrée, on se dit que ce n’est pas un endroit comme les autres. En effet, on passe sous une structure dominée par deux avions dézingués, un autobus scolaire en équilibre en haut du toit, le tout relié par des tubes en treillis de fil de fer (ceux qu’on utilise pour armer le béton).
Tout est fait de récup dans cet endroit, et le truc, c’est qu’on peut tout toucher, tout découvrir, passer par des petits trous de rien, dévaler des toboggans de 2 étages de haut, un autre en spirale ultra rapide, découvrir un labyrinthe dans le noir (aïe le tibia, j’avais pas vu ce petit muret de traitre), aller dans un skate park, mais sans skate, juste ses jambes (aïe la cuisse, m’apprendra à sauter de partout !), passer par des chatières super étroites, tellement étroites que t’es obligé de tourner les épaules, parce qu’horizontales, ça passe pas, aller à 4 pattes dans des tunnels en plastique, se perdre, se retrouver, faire le courageux alors qu’on a les pétoches comme pas permis à 10 mètres au dessus du sol à 4 pattes dans un tunnel de fil de fer parce que devant, ben devant, il y a un enfant de 4 ans « même pas peur », passer dans des tortillons de fer pour descendre d’un étage, parce que les escaliers, c’est pas drôle, voir tout le monde (de 3 à tout plein d’années) courir, jouer, le sourire aux lèvres et faire partie de ceux là…

Au bout du compte, une super journée avec Fanny, Alex (6 ans et demi) et Theo (4 ans), les enfants qu’elle babysittait, qui sont chacun de vraies explosions atomiques permanentes, mais dans un endroit comme ça, ça tombe bien, c’est ce qu’il faut…

Un endroit à voir, à explorer un jour. Passage obligé à Saint Louis.
Désolé pour les photos, à part celle du début, je les ai pas, alors j’en réfère au site du musée.

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ceci est l’emplacement d’une future note

Elle abordera la vie de la classe dans laquelle je me trouve et devrait développer :
– de l’organisation de l’école Flynn Park où je travaille en ce moment, mais pas aujourd’hui, car Abraham Lincoln et George Washington ont tous deux eu la bonne idée de naître à 10 jours d’intervalle (et quelques années aussi, certes) le 12 et le 22 février respectivement, ce qui fait qu’aujourd’hui, c’est Presidents Day et donc férié (par jour férié ici entendre écoles, banques, postes, musées fermés… pas les magasins, faudrait pas déconner non plus !)
– des relations entre Greg (le prof) et ses élèves (avec une photo de Greg, s’il veut bien – les élèves, j’ai pas le droit de les mettre sur un blog)
– de la pédagogie de projet et de l’autonomie
– de trucs pédagogiques divers et variés dont j’espère retrouver les notes quelque part (!)
– de la super sortie à Cold Stone, glacier trop top de la mort qui tue (avis d’ailleurs aux expat aux USA qui me lisent, Cold Stone, c’est de la balle)

Voilà, mais c’est pas pour tout de suite, car je dois me jeter hors du lit pour retrouver Matt, Otis, le petit fils de ma host family, et Fanny qui babysitte les deux enfants de la sienne afin d’aller au City Museum (exceptionnellement ouvert aujourd’hui, celui-là !). Il parait que c’est un terrain de jeu pour petits et grands… Promis, je vous raconte aussi !

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LOGOS (et Churchill) ou la prise en compte de l’échec scolaire

Logos est une autre école que nous avons visitée hier grâce à Matt, le fils de ma Host family qui y travaille en tant que prof d’EPS.
Un peu pour faire écho à certains de mes messages du mois de juin (ici et ). logos est ce qu’on appellerait en France un ITEP. L’institution accueille des jeunes qui ont des troubles du comportement sérieux, ainsi que quelques cas psychologiques sérieux (schizophrénie).
Le contraste avec l’ITEP du mois de juin est saisissant. Alors que je n’avais comme référence qu’en centre totalement dysfonctionnel, empli de gens blasés, de profs forcés d’être là, je me suis retrouvé dans un centre qui tourne et bien.
Alors certes, des choses sont surprenantes pour nous, français. Notamment, le fait que les élèves sont plutôt décontractés en classe. Nous en avons vu qui étaient les pieds sur le bureau ou jouant de la guitare (je me dis que peut être on est un peu trop à cheval sur la tenue des élèves en classe en France. Ils me semblent plus décontractés aux USA, de manière générale, mais ils travaillent pareil… à creuser !). Mais bon, tant qu’ils sont là, au calme et qu’ils profitent des cours, ben ce’st déjà ça. Car il faut savoir aussi une autre différence à mon sens très sensible.
L’ITEP dans lequel j’étais ne donnait pas de vraie chance de réintégration : on y préparait les élèves à entrer en SEGPA ou en apprentissage – je n’ai rien contre ces sections, mais elles sont très mal utilisées en France, car considérées comme voies de garage pour les élèves les plus en difficulté. À l’inverse, Logos dispense un vrai diplôme de second cycle qui permet d’entrer à l’Université. Et j’ai croisé des amis de Matt qui, après en avoir été pensionnaires, y sont retournés pour y enseigner. Je pense que c’est bon signe !
Globalement, on a retrouvé beaucoup de choses très « américaines » dans le fonctionnement (je pense notamment au fait que les enseignants s’appuient beaucoup plus que ceux que j’ai vu en France sur des méthodes toutes faites, des livres qui leur disent quoi faire et comment), mais avec comme objectif clair la libre expression des élèves, que ce soit par la parole ou l’expression artistiqu, la prise en compte de leurs difficultés d’une manière honnête et dédramatisée. Les enseignements sont dispensés en petits groupes, pas plus de 8 élèves et de plus chaque élève est suivi par un thérapeute en face à face, au moins une fois par semaine.
L’école est remplie de messages de soutien garantissant que chaque élève est capable d’y réussir.
J’en profite pour revenir aussi sur une autre école que nous avions visitée en tout début du stage, Churchill. L’école s’adresse à un public particulier, ceux qui ont des problèmes d’apprentissage (traduction maladroite de « learning disabilities »). Là encore, on cherche à ce que chacun puisse identifier clairement son problème, en parler sereinement.
On ose parler de ses problèmes. Je suis désolé de devoir encore une fois comparer, mais en France, il me semble qu’on ose pas vraiment parler de ça, c’est comme honteux si son enfant a des problèmes d’apprentissages. Les écoles spécialisées chargées de donner une chance à ces enfants là sont souvent mal perçues, par les élèves, par les parents, par les autres enseignants. Et il me semble que le fait que tout enfant présentant un trouble de cet ordre doive être pris en charge par la MDPH où le H signifie « Handicapées » n’aide pas à dédramatiser une situation qui ne devrait pas être autant douloureuse. Ici, Matt (encore lui !) est allé à Churchill car il avait une « learning disability ». Ca ne l’a pas empêché d’aller ensuite à la fac, d’y faire des études et de devenir prof. Ce n’est pas non plus une tare pour lui, ni pour son entourage : on peut en parler librement, il n’est pas une espèce d’alien car il est allé dans cette école. Elle lui était seulement mieux adpatée et ses parents ont pu lui offrir cette chance.

Car là réside encore une fois la limite : ces écoles sont privées, n’y entre que ceux qui peuvent se l’offrir…

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Gun control

J’imagine que les gens ont entendu parler de ce qu’il s’est passé à Kirkwood: un gars qui a descendu deux policiers puis une partie du conseil municipal avant d’être abattu par la police. Inutile de dire, comme le font si bien les journalistes, que l’émotion est grande par ici… En tout cas, vous pouvez imaginer que ça a comme de nouveau soulevé le débat sur les armes. En fait, j’ai appris que la situation était différente d’un état à l’autre. Prenons (au hasard…) le Missouri. Gouverneur, Chambre des représentants et Sénat républicain. Bilan : les armes sont en vente libre (interdite aux mineurs, j’imagine). Si je veux, je peux aller dans un magasin et acheter mon arme et mes munitions. 2e exemple, totalement au hasard encore : l’Illinois. Bon, pour ceux qui le savent pas c’est en face de Saint Louis : Saint Louis est sur le bord du Mississipi, ben de l’autre côté, c’est l’Illinois. Gouverneur et Chambre démocrates. On peut acheter une arme mais je dois auparavant demander une autorisation et attendre un certain délai d’une dizaine de semaines, le temps qu’ils vérifient que le demandeur n’est pas un tueur en série en fuite, j’imagine…
Maintenant, les arguments. Déjà, le 2e amendement de la Constitution américaine de 1787 garantit à chaque citoyen le droit de porter une arme (« Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé.« ). C’est logique dans un contexte d’émancipation d’une puissance étrangère. la constitution a été écrite peu après la fin de la guerre d’indépendance. Maintenant, ce droit est-il obsolète ? Globalement, les sociétés font le choix de remettre les moyens de coercition entre les mains de la police et de l’armée. Les États Unis ont fait le choix de le remettre entre les mains de tout le monde (je schématise…).
En un sens, tout le monde est responsable de sa propre sécurité, et il y a cette idée sous jacente que c’est aussi une garantie démocratique : si le gouvernement devient tyrannique, alors le peuple se soulèvera (n’est-ce pas là d’ailleurs son devoir sacré ? Lire la Constitution française de l’an I (de 1793) : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »).
Ce droit constitutionnel d’avoir une arme est défendu et me semble commun à beaucoup d’américains (pas du tout dans ma famille d’accueil, soit dit en passant).
Avec Fanny, nous avons vécu une scène hallucinante pendant le Superbowl. La personne, fort sympathique au demeurant, qui nous accueillait nous explique que si un gars rentre dans sa propriété, il n’a plus aucune droit, plus aucun car il n’a pas à rentrer dans sa propriété et qu’en gros soit il dégage, soit il crève. Pour faire simple, elle nous dit qu’elle a pas peur de tuer quelqu’un qui la menacerait et comme, son père lui a dit « shoot the guy, don’t aim the man » (en gros tire pour tuer, menace pas).

Tout ça pour dire que je ne sais pas quoi en penser. D’un côté en démocrate que je crois être, en naïf que je sais être, le port d’arme ne saurait être autorisé : une société bien régulée devrait être capable de rejeter la violence d’un citoyen contre un autre et de se passer d’armes. D’autre part, les armes n’engendrent-elles pas elles mêmes la violence ? Si nos policiers n’étaient pas armés, par exemple, est-ce que cela n’aurait pas un impact positif dans leurs relations avec les citoyens ? Il me semble qu’un des premiers actes de confiance est, justement, d’abandonner ses armes pour aller à la rencontre d’autrui, non ?
De l’autre côté, nos policiers sont justement armés et, avec l’armée, ce sont -presque- les seuls (à part les chasseurs, mais il n’y en a pas tant…). Et si cette force publique, dont la mission est de servir le gouvernement, se retrouvait à servir un gouvernement tyrannique ? De quelles armes, nous, citoyens disposerons-nous ?
C’est déjà arrivé, le monde est loin d’être parfait…

(EDIT : Image cliquable)

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Peace !

Désolé, pas de photo aujourd’hui ! (EDIT : si finalement… ! En plus aucun rapport avec le titre… Yé souis machiavélique)
Aujourd’hui, on a eu tout un truc sur la paix. J’avais bien remarqué l’étrange fil constitué de petits fils de laine qui passant dans la classe… J’ai appris aujourd’hui à quoi il servait. En fait, c’est tout un projet sur la paix. L’idée, c’est qu’à chaque fois qu’un élève a un comportement pacifique, on lui refile un bout de laine qu’il va accorcher à la suite des autres et tout ça pendant un mois. Aujourd’hui la conseillère (il y a une conseillère dans l’école, avec qui les élèves peuvent aller parler quand ils veulent) est passée dans les 18 classes de l’école afin d’embobiner le fil de chacune. Tout le monde s’est mis en cercle, tenant un morceau du fil et chacun à son tour, il fallait dire une pensée pacifique et rembobiner le fil. Au bout du compte ça a fait une énorme polotte.
Les pensées pacifiques concernaient beaucoup la paix dans le monde et surtout en Irak (bring the boys back home), voire le remplacement du président actuel. Ca confirme un peu tout ce que j’ai vu et entendu ça et là : Bush n’est pas aimé, la guerre très impopulaire. Il y a même l’ébauche d’un réflexe très isolationniste américain : « occupons-nous de nos affaires avant de s’occuper de celles du monde ». On verra ce que ça donnera !
Enfin, continuons la pelote de laine… À la fin de la journée, rassemblement de toute l’école dnas le gymnase pour une cérémonie. La pelotte présentée, 6 élèves des 6th grade (les partants… les miens, quoi !) ont fait des vœux pour tout le monde. La pelotte ira ensuite rejoindre les pelottes des autres écoles au musée scientifique.
Ce qui m’a le plus étonné, en fait, c’est que les élèves ont chanté tous en chœur l’hymne de l’école et ont récité le serment de l’école.
Et là, il faut revenir à l’accueil le matin…
8h45 les élèves arrivent dans les classes. installation, réglages de choses et d’autres.
9 heures, la secrétaire de l’école prend le micro et annonce les évènements de la journée. À cet instant là, tout le monde est debout, main sur le cœur, tournés vers le drapeau qui orne chaque salle de classe car suit ensuite le Pledge of Allegiance (« I pledge allegiance to the flag of America and the Republic for which it stands. One nation, under God, indivisible, with liberty and justice for all ») et ensuite 30 secondes de sautillements sur place… Ensuite, la journée peut commencer !
C’est un peu surprenant, tout ça : le serment au drapeau, l’hymne de l’école, le serment de l’école. J’avais beau être au courant, ça fait quelque chose la première fois !
Ceci dit, le prof est très clair là dessus : il n’oblige personne à le faire. Lui le fait car « ça signifie quelque chose » pour lui que ce drapeau, mais tant que les élèves n’ont pas une attitude non respectueuse pendant la cérémonie, il ne dira rien. Personne ne m’a regardé de travers que je ne fasse pas allégeance au drapeau (il manquerait plus que ça !). Bon, je saute pendant les 30 secondes tout de même : faut encourager celles et ceux pour qui c’est peut être la seule activité sportive de la journée !
Sinon, j’aime bien ce prof… Aujourd’hui décollait la navette Atlantis de Cap Canaveral (Florida). Sur le site de la Nasa, chaque mission, et donc le décollage, est diffusée en direct (cliquez sur la fusée). Greg, c’est un passionné de mécanique, et il en connait un rayon sur la navette. Du coup, à 13h45, la classe s’est arrêtée pour regarder les dernières minutes du décollage et jusqu’à la séparation avec le gros réservoir orange (9 minutes après décollage…). Et il expliquait ce qu’on voyait, ce qu’il se passait. Les élèves étaient bouche bée, on entendait une mouche voler.
Et il faut le voir une fois, ce décollage sur le net. On suit tout depuis des caméra implantées autour du site de décollage puis d’une caméra embarquée située à l’extérieur de la navette, sur le gros réservoir près du point de fixation avec la navette. Il y a de très belles images, notamment lorsque la navette arrive près de son orbite, on voit des projections de lumière (un peu comme une aurore boréale) et puis la Terre derrière elle. À ce moment là, elle amorce une rotation sur elle même… C’est très beau !

Sinon, je conseille aux gens d’aller lire le blog de fanny (liste à droite) qui est du voyage avec moi (école différente, famille différente) et qui donne un autre éclairage sur le séjour. Nous étions notamment à la même fête de Superbowl (comme ça, ça m’évite d’en faire une note, niark niark…).

Voilà, ce sera à peu près tout pour aujourd’hui, désolé de cette note décousue !

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