Archives de Tag: SImple Minds

Il y a 20 ans…

Mandela sortait de prison !

L’occasion, encore une fois, de réentendre un désormais classique de ce blog (et, certes, classique tout court) :

Simple Minds – Mandela Day

Comme d’autres, je me souviens bien de ce jour là…

Une autre chanson sur l’Afrique du Sud de l’Apartheid – d’ailleurs repris par Simple Minds dans le même album que Mandela Day.

Peter Gabriel – Biko

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Invictus

Dans le cadre des résolution de la nouvelle année que je ne prends jamais (pas fou, le gars : on les tient pas !), je me suis dit qu’il faudrait que je sorte un peu plus cette année, sortir de cet enfermement professionnel (et personnel) de 2009.

Ca commence par le ciné. Je me suis souvent dit que j’aimerais bien voir tel ou tel film sans prendre le temps d’y aller (tellement plus simple de se dire qu’on ne l’a pas, le temps), et donc là, je me bouge un peu.

Je voulais aller voir Invictus, j’y suis allé dès aujourd’hui… et je n’ai pas été déçu !

Déjà, le rugby, j’aime bien. Je vais voir des matches quelques fois, j’ai même reçu une belle écharpe de supporter (ma première – snif !) !

Et puis Mandela… Disons que mon éveil politique s’est fait grâce à la chanson Mandela Day des Simple Minds :

Petit bout de 10 ans, j’avais été révolté par l’enfermement de cet homme, par l’Apartheid. Je me souviens avec émotion du jour de sa libération aussi, le 11 février 1990. C’était juste après les événements de 1989 : on sentait vraiment un vent nouveau se lever (un Wind of Change ?), un espoir qui allait marquer le début des années 90 et dont on a signé l’acte de décès définitif avec la nouvelle Intifada et les attentats du 11-septembre.

Tout me destinait donc à aller voir Invictus. J’avoue ne pas avoir été déçu. Le film se situe entre la libération de Mandela (joué par Morgan Freeman) et la victoire des Springboks en finale de la coupe du Monde de rugby de 1995. L’Afrique du Sud ne s’est pas soudainement réveillée de l’Apartheid en tirant un trait sur son passé. Mandela élu, les rancœurs demeurent, les divisions aussi. Et la fracture entre blancs (Afrikaners) et noirs semble béante. Le sport en est le reflet, bien entendu : le rugby est le sport afrikaner par excellence, ses joueurs sont blancs, formés dans les meilleures et les plus chères universités inaccessibles à la population noire, ses couleurs sont celles de l’Afrique-du-Sud de l’apartheid. Les noirs, eux, jouent au football.

Mandela va tout de même se servir du rugby pour essayer de fédérer la nation autour des Springboks alors même que le pays signe son retour dans le « concert des nations » en accueillant la coupe du monde de rugby de 1995. L’objectif est ici de ne pas perdre les Afrikaners, de gagner leur soutien dans l’effort de construction d’une nation. Pour l’y aider, il contacte le capitaine de l’équipe, François Pienaar (Matt Damon) qui va comprendre et aider les aspirations de son président. C’est la naissance de la Rainbow Nation, fédérée autour de son nouveau drapeau, de son nouvel hymne (chanté en 5 des 11 langues officielles) et de ses antilopes sauteuses.

Là où le film est intelligent, c’est, au delà de l’émotion qu’il s’en dégage, de montrer les difficultés qu’ont chacun à collaborer. Eastwood choisi un angle intéressant pour montrer ses difficultés : celui de l’intégration des gardes du corps de Mandela à ceux de de Klerk, des Afrikaners pur jus. Collaboration difficile et voulue par Mandela, comme dans tous les compartiments de la société. Changement radical qui est voulu et imposé d’en haut : loin d’une volonté de revanche, Mandela impose le pardon, la réconciliation, la générosité comme vertus nationales.

Un film à voir donc…

On peut aussi faire le rapprochement avec Goodbye Bafana, film de 2007 traitant de Mandela prisonnier (Dennis Haybert) et de ses rapports son geôlier (Joseph Fiennes). Très bien aussi 😉

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Classé dans au ciné, Musique, politique

Je dis musique (12)

Série « raclage de fonds de tiroir », exhumation de quelques vieilleries.

Enfin, vieilleries, il y en a ici qui vont bondir, il s’agissait peut être de leur jeunesse (voire plus, allez savoir !). Pour moi, c’est mon enfance, mes 10/11 ans.

J’ai donc fouillé et retrouvé ce cd de Simple Minds, garanti d’époque, vintage 1989 : Street fighting years.

Je l’ai écouté, ce cd, cet été là ! Je crois qu’il est en quelque sorte emblématique de ma sensibilisation politique d’alors.

État des lieux :

Simple Minds – Mandela Day

Nelson Mandela, l’Apartheid en Afrique du Sud. j’ai appris à cette époque là ce que c’était, ce qu’était le racisme et le symbole que représentait Mandela. Je me souviens toujours du jour de sa libération. Quelque chose bougeait, et j’en étais le témoin (via la télé…). J’avais été heureux ce jour là, les choses changeaient en bien. Un peu comme le jour de la signature des accords d’Oslo entre Arafat et Rabin quelques années plus tard : une situation qu’on croyait immuable avait favorablement évolué.

Simple Minds – Belfast Child

Et oui, bien avant de tomber dans U2, j’étais déjà très sensible à la cause Irlandaise. Il faut dire que nous vivions au rythme des attentats de l’IRA et que là encore, la situation semblait sans issue. C’est d’ailleurs bien parce qu’ils étaient irlandais que je me suis mis à écouter U2, parce que leur Sunday Bloody Sunday parlait de ça, ça m’a interpelé…

Simple Minds – This is your land

Je me souviens pour celle-ci, j’avais demandé à ma mère ce que ça voulait dire, This is your land. Du coup je croyais que c’était une chanson écolo, ce qui m’allait parfaitement, on parlait beaucoup de trou dans la couche d’ozone et des méchants CFC. Il faut croire que les vaincre n’a finalement pas vraiment changé la donne !

Pour terminer, et je m’excuse pour la qualité du son, mais après tout, je n’y suis pour rien, voici la chanson qui ouvrait l’album et qui donne bien le ton. Ces premières notes de basse, cette intro, les parties instrumentales, je prends toujours un pied monstre quand je les entends 🙂

Indéniablement, cet album fait partie de mon patrimoine musical. Merci à Mme ma mère, alias Mimi tape dur pour ça…

Simple Minds – Street fighting years

J’ai un peu 10 ans, même, que !

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