Archives mensuelles : janvier 2010

Contaminame

J’ai découvert cette chanson dans un très joli film espagnol, Va a ser que nadie es perfecto : l’histoire de la dernière soirée de célibataire d’un aveugle accompagné de ces deux compagnons : un sourd et un unijambiste. Très chouette film…

Et donc, dans ce film, il y a cette chanson de Pedro Guerra qui me trotte dans la tête depuis que je l’ai mise sur mon ordi. Une jolie déclaration d’amour : « Contamine-moi, mélange toi à moi… »

Pedro Guerra – Contaminame

Et si vous voulez les paroles, cliquez !

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Classé dans au ciné, Musique

Invictus

Dans le cadre des résolution de la nouvelle année que je ne prends jamais (pas fou, le gars : on les tient pas !), je me suis dit qu’il faudrait que je sorte un peu plus cette année, sortir de cet enfermement professionnel (et personnel) de 2009.

Ca commence par le ciné. Je me suis souvent dit que j’aimerais bien voir tel ou tel film sans prendre le temps d’y aller (tellement plus simple de se dire qu’on ne l’a pas, le temps), et donc là, je me bouge un peu.

Je voulais aller voir Invictus, j’y suis allé dès aujourd’hui… et je n’ai pas été déçu !

Déjà, le rugby, j’aime bien. Je vais voir des matches quelques fois, j’ai même reçu une belle écharpe de supporter (ma première – snif !) !

Et puis Mandela… Disons que mon éveil politique s’est fait grâce à la chanson Mandela Day des Simple Minds :

Petit bout de 10 ans, j’avais été révolté par l’enfermement de cet homme, par l’Apartheid. Je me souviens avec émotion du jour de sa libération aussi, le 11 février 1990. C’était juste après les événements de 1989 : on sentait vraiment un vent nouveau se lever (un Wind of Change ?), un espoir qui allait marquer le début des années 90 et dont on a signé l’acte de décès définitif avec la nouvelle Intifada et les attentats du 11-septembre.

Tout me destinait donc à aller voir Invictus. J’avoue ne pas avoir été déçu. Le film se situe entre la libération de Mandela (joué par Morgan Freeman) et la victoire des Springboks en finale de la coupe du Monde de rugby de 1995. L’Afrique du Sud ne s’est pas soudainement réveillée de l’Apartheid en tirant un trait sur son passé. Mandela élu, les rancœurs demeurent, les divisions aussi. Et la fracture entre blancs (Afrikaners) et noirs semble béante. Le sport en est le reflet, bien entendu : le rugby est le sport afrikaner par excellence, ses joueurs sont blancs, formés dans les meilleures et les plus chères universités inaccessibles à la population noire, ses couleurs sont celles de l’Afrique-du-Sud de l’apartheid. Les noirs, eux, jouent au football.

Mandela va tout de même se servir du rugby pour essayer de fédérer la nation autour des Springboks alors même que le pays signe son retour dans le « concert des nations » en accueillant la coupe du monde de rugby de 1995. L’objectif est ici de ne pas perdre les Afrikaners, de gagner leur soutien dans l’effort de construction d’une nation. Pour l’y aider, il contacte le capitaine de l’équipe, François Pienaar (Matt Damon) qui va comprendre et aider les aspirations de son président. C’est la naissance de la Rainbow Nation, fédérée autour de son nouveau drapeau, de son nouvel hymne (chanté en 5 des 11 langues officielles) et de ses antilopes sauteuses.

Là où le film est intelligent, c’est, au delà de l’émotion qu’il s’en dégage, de montrer les difficultés qu’ont chacun à collaborer. Eastwood choisi un angle intéressant pour montrer ses difficultés : celui de l’intégration des gardes du corps de Mandela à ceux de de Klerk, des Afrikaners pur jus. Collaboration difficile et voulue par Mandela, comme dans tous les compartiments de la société. Changement radical qui est voulu et imposé d’en haut : loin d’une volonté de revanche, Mandela impose le pardon, la réconciliation, la générosité comme vertus nationales.

Un film à voir donc…

On peut aussi faire le rapprochement avec Goodbye Bafana, film de 2007 traitant de Mandela prisonnier (Dennis Haybert) et de ses rapports son geôlier (Joseph Fiennes). Très bien aussi 😉

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Classé dans au ciné, Musique, politique

Misc. Collège

Nouvelle année, nouveau poste, me voici enseignant d’UPI (j’y reviendrai plus tard) dans un collège.
Après la première journée, bilan non exhaustif :
– c’est grand un collège, on s’y perd (si, si) et y’a tout plein de profs qui parlent de tout plein de classes différentes (voire même de celles qu’ils ont en commun, dingue !)
– heureusement, ils parlent tout de même de leur progéniture, de leur premièr(e) dent/rot/mot/pas ou de la consistance de leur caca. C’est fou ce que ça se reproduit les profs, qu’ils soient du primaire comme du secondaire !
– le principal et le principal adjoint sont en costard cravate et tout le monde leur dit « vous ». Ce ne sont pas des collègues comme le sont les directeurs d’école
– les élèves disent « vous » à leur enseignant… C’est d’ailleurs la première fois que des élèves me vouvoient systématiquement et qu’on m’appelle « Monsieur ». Mais ouf, certains me donnent du « Maitre », je ne suis pas trop dépaysé !
– on a des armoires a combinaison secrète afin de protéger un matériel pédagogique de première importance, style un poste pour écouter les excellents cd de langue vivante 😉
– des gens sont payés pour surveiller les élèves pendant la récré. Dingue : les profs ont le temps d’aller boire un café À LA MACHINE À CAFÉ ! Gratuite aujourd’hui en plus (ce qui pose la question : le café dégueulasse est-il meilleur gratuit que payant ??)
– à suivre…

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