Archives mensuelles : juillet 2009

Le temps du bilan

Que voilà un billet que je souhaitais faire depuis le 2 juillet, mais sans prendre le temps de m’y ateler…

En même temps, pas très surprenant, faire un bilan, c’est aussi une manière de terminer quelque chose, d’y mettre un point final, et là, j’ai pas très envie, je crois…

Ce bilan est celui de ma première année d’enseignant, ma première « vraie » année d’enseignant à temps plein, de septembre à juin. Cette année ça aura été :

– Plus de confiance. Je me souviens de ce jour de septembre où mon inspectrice avait convoqué tous les T1 (pour titulaires première année, les débutants, quoi). Elle nous avait dit que nous allions beaucoup apprendre cette année-là et que nous verrions la différence à la fin. Sur le moment, empli d’appréhension face à tous ces nouveaux défis, je ne l’ai pas crue. Et bien j’aurais dû ! C’est effectivement effarant le nombre de choses apprises en une seule année. Rien de frappant, seulement une habitude à faire le boulot, des automatismes, une certaine capacité à mieux sentir, à mieux anticiper les choses. Ca n’évite pas les cours ratés, oh non, mais on sait plus y faire face, on apprend à laisser tomber maintenant pour y revenir ensuite. Et finalement, on gagne de la confiance, parce que l’on est plus efficace.

– Travailler avec les enfants, c’est vraiment bien. J’imagine que c’est légèrement classique comme assertion lorsqu’on est prof. Mais c’est tellement vrai. Si parfois (souvent), se lever le matin à 6h15 a été difficile, si l’envie manquait, ce n’était que parce qu’il s’agissait d’aller au travail, jamais de retrouver ma classe. Tous les matins, dès que les élèves étaient là, ça allait, il fallait être à 100% et foncer. Et ça a été génial ! Ils auront tour à tour été merveilleux, drôles, touchants, surprenants, généreux… En un mot, magiques ! Et ils ont rendu cette année là particulière…

– En fait les vacances c’est nul ! Enfin les grandes, pas les petites. Les petites sont des respirations dans l’année qui font du bien à tout le monde, les grandes, c’est différent… J’ai un peu honte de l’avouer, après avoir claironné que les vacances sont inhérentes au métier de professeur et une chance, mais je ne les aime pas, celles-ci. Les grandes vacances, ça signifie devoir se séparer de sa classe. Le possessif veut tout dire, il s’agit bien de « ma » classe, de « mes » élèves et les voir partir vers d’autres horizons, c’est raide. Je le pressentais bien, mais c’est un crève cœur, un vrai deuil à faire, finalement, une vraie déprime : avoir partagé tous ces moments avec « ses » élèves pour ne plus jamais les revoir ??? Mais c’est bizarre, car le reste du monde (j’exagère un peu) nous envie d’être en vacances deux mois de suite, donc nous devrions être heureux. Ben en fait non, ça le fait juste pas !

Mais il me reste encore un certain nombre de semaines de vacances pour m’y faire et être prêt à accueillir de nouvelles classes 😉

Pour terminer, c’est un bilan positif. J’ai découvert un métier qui me plaît plutôt bien, et même si des zones d’ombres subsistent (en vrac : les programmes, notre hiérarchie, les collègues -mais pas tous, heureusement, au contraire, même !- et/ou les directeurs parfois), je sais bien pourquoi je fais ce boulot, pourquoi je viens à l’école tous les matins : les élèves. Et c’est bien pour eux que je continue en septembre !

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Classé dans Au jour le jour, École

Je dis musique (21)

Un peu de hauteur…

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Tout à l’heure a décollé la navette Endeavour pour la station spatiale internationale (ISS pour les intimes). Par la grâce de la NASA, on peut suivre toute une mission sur leur site (http://www.nasa.gov/multimedia/nasatv/index.html) et en direct ! Après avoir vécu en direct le « scrub » de l’autre soir (c’est à dire l’interruption de la mission alors que le compte à rebours est sérieusement engagé. Lundi soir, c’était à T-9 minutes…), j’ai pu voir le décollage lancement réussi de ce soir.

Depuis tout petit, je rêve d’espace, d’y aller un jour. J’ai bien conscience que la voix que je me suis choisie a peu de chance de m’y mener, mais bon… Du coup, je suis avec une relative assiduité ces lancements de fusées comme de navettes. Il faut dire que la caméra embarquée sur le réservoir extérieur (ce gros machin orange sous le ventre de la navette) nous donne de très jolies images peu avant et surtout pendant la séparation de ce réservoir d’avec la navette (autour de T+10 minutes, en général). Bref, un truc à voir…

Pour revoir les moments importants (notamment le lancement de ce soir, qui devrait être disponible demain), la Nasa a une chaine sur Youtube à cette adresse : http://www.youtube.com/user/nasatelevision?blend=1&ob=4.

Cette possibilité de voir les vidéos en direct nous permet aussi de chercher le petit détail… Ce soir, j’ai vu un truc bizarre. Des débris qui volent au moment de la séparation des deux boosters latéraux (SRB pour les intimes, pour Solid Rocket Boosters) et dont l’un me semblait avoir touché la navette. Du coup, j’ai pu prendre des copies d’écran et reconstituer tout ça en 8 images, devenant, pour un instant, un Sherlock Holmes de l’Espace (rien de moins !!).

Voici les photos :

Cliché 1

Cliché 1

Cliché 2

Cliché 2

Cliché 3

Cliché 3

Cliché 4

Cliché 4

Cliché 5

Cliché 5

Cliché 6

Cliché 6

Cliché 7

Cliché 7

Cliché 8

Cliché 8

Je n’ai pu m’empêcher de penser au désastre de Columbia qui, suite à un choc entre son aile gauche et  un débris venant du réservoir externe, avait perdu une partie de son bouclier protecteur. La navette s’était désintégrée lors de la rentrée dans l’atmosphère… Ici j’ai eu l’impression de voir un choc sur l’aile droite de la navette par cet objet triangulaire qu’on voit sur les premiers clichés. Vous en pensez quoi ??

Et la musique dans tout ça, me direz-vous ?

Ben là, c’était facile, quitte à copier darwinara d’il y a un bail :

David Bowie – Space Oddity – pas de vidéo intégrée, sorry…

Et là resurgit le débat : et si la reprise d’Émilie Simon était meilleure (moi je dis que oui…) ? :

Émilie Simon – Space Oddity

*BREAKING NEWS*

La vidéo du lancement est disponible à l’instant (alors que je viens de poster l’article) sur youtube :

Lancement STS 127 – Endeavour en route pour ISS – 15 juillet 2009

Et puis petit cadeau pour être arrivé au bout de cet article :

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Classé dans Musique, Voyages

Je dis musique (20)

Double clin d’œil aujourd’hui.

Le premier à darwinara pour ses reprises, et StephenR11 pour l’artiste (quoique darwi aussi un peu).

Bon, j’ai rien trouvé de mieux que de regarder Lilo et Stitch aujourd’hui. Quelques larmes versées, tout va bien 🙂

Et puis vient la chanson de fin du film…

I can’t help falling in love with you, mais reprise « Disney Style » par A*teens, et ça donne ça :

A*Teens – I can’t help falling in love with you

Il me faut rappeler que la version originale, ça donne ça :

Elvis Presley – Can’t help falling with you

C’est autre chose !!!

Autre reprise aussi, celle de U2 en 1993 pendant le Zoo TV tour :

U2 – Can’t help falling in love

Sinon, ce week end, je vais là :

http://www.youtube.com/watch?v=L93-7vRfxNs

Reconnaîtrez-vous l’indice ???

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Classé dans Musique

Protégé : Lé fote dortograf – 2

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Classé dans École

Je dis musique (19)

Billet un peu particulier pour aujourd’hui qui a, dans un certain sens, une résonance avec le dernier…

On a beaucoup glosé cette semaine sur le fait que la mort de MJ avait en quelque sorte éclipsé tout le reste et notamment le décès de Farah Fawcett et celui des élection en Iran…

Il aura aussi éclipsé une autre disparition, mardi dernier, celle de Pina Bausch.

Pina Bausch était une danseuse puis une chorégraphe allemande, en danse contemporaine. Elle a surtout axé son travail sur l’expression du corps, s’affranchissant notamment des canons de physique demandés par la danse. Elle a toujours tenté de respecter, chez ses danseurs, leur physique, quel qu’il soit, ainsi que leur histoire, leurs pensées, enfin, l’ensemble de ces choses qui composent un être humain…

Cette disparition, passée inaperçue m’attriste quelque peu, c’est une figure de la danse qui s’en va en toute discrétion… J’avoue, je n’ai jamis vu le moindre spectacle d’elle, mais j’ai été, toutes ces années, loin de la danse. J’ai redécouvert la chorégraphie cette année grâce à mes élèves. J’en suis très content… Même si je pense que j’apprécie surtout la perfection du classique, peut être plus simple d’accès au départ. Il n’empêche que, pour ce « je dis musique » chorégraphique, je vous invite à découvrir Pina Bausch. Pour commencer, le Sacre du Printemps, un classique revu par sa compagnie de Wuppertal.

Wuppertal Tanztheater – Sacre du Printemps, direction Pina Bausch :

Pina Bausch est aussi à l’origine de la chorégraphie du début de « Parle avec elle » de Almodovar… Vous savez quoi, c’est aussi elle qui danse !

Pina Bausch – Habla con ella, Intro

Je vous laisse aller visiter le site d’une chorégraphe actuelle : Maryse Delente, dont j’avais vu des spectacles (Le Feu dérobé et l’Heure Bleue quand j’avais 8/9 ans, car ma mère travaillait avec elle à l’époque…). Il y a notamment quelques vidéos à visionner, et c’est ici : http://www.ciedelente.com/index-fr.php

Et enfin, pour se faire une idée de ce qu’est le classique, le vrai, rien ne vaut un bon vieux Lac des Cygnes…

Pas de Quatre – Le Lac des Cygnes – Ballet du Blochoï

Pas de deux – Lac des Cygnes

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Classé dans École, Musique