Archives mensuelles : mars 2009

Encore du vrac…

C’est un peu à la mode par chez moi en ce moment, ces messages décousus sans thème réel.

– J’ai fait une chouette récréation dans un parc aujourd’hui avec mes élèves, sur le chemin qui nous ramenait à l’école. Tout y était, le parc, le soleil, la douceur, leurs jeux… Un petit moment de plaisir que j’ai souhaité partagé avec mes élèves (il n’y a pas de faute de grammaire sur le « partagé » ici…). Je crois que l’aspect « volé  » de cette récréation impromptue a aussi beaucoup fait !

– Petite fatigue ne ce moment, beaucoup de travail, quelques déceptions professionnelles parfois, beaucoup de plaisir aussi. Tout s’équilibre, mais l’hiver semble long à terminer, les beaux jours sont encore trop rares, et le temps, assurément, semble me manquer à plusieurs niveaux : pas assez pour terminer le programme (mais j’ai décidé de relâcher un peu cette bride), pas assez pour moi (un week end passé en dehors de chez moi me semble volé, un luxe que je ne peux me permettre, puisque je n’y travaille pas suffisamment). Mais je prends du magnésium, et ça semble être la réponse à tous mes soucis (coucou à darwi !)

– Petite réflexion que je me faisais l’autre jour. J’imagine que tout le monde a entendu la nouvelle chanson des Enfoirés (pour une piqure de rappel, cliquez), reprise d’un tube des Status Quo avec des paroles de Jean Jacques Goldman. Je trouve sympa la petite pique des premiers vers :

On nous avait dit c'est pour un soir /On est encore là 20 ans plus tard / Les saltimbanques, c'est pas sérieux /Mais les ministères n'ont pas fait mieux

On nous avait dit c'est pour un soir /On est encore là 20 ans plus tard / Les saltimbanques, c'est pas sérieux /Mais les ministères n'ont pas fait mieux

Certes, mais je m’interroge justement sur l’effet pernicieux de ce genre de causes. Parlons politique !

Notre société est régie par un contrat (oui, je sors du Rousseau comme ça ! Mal digéré, sans aucun doute, mes excuses…). Les citoyens renoncent à l’usage de leur force personnelle au profit d’une sécurité collective régie par un état. Cette sécurité a un prix, et il est donc naturel que nous, citoyens, payons un impôt et élisons ceux qui seront chargé de le gérer pour le bien public.

Mais qu’entendons-nous par sécurité ? Il me semble que le rôle de l’état est d’assurer gîte et couvert pour tous, et qu’il vienne en aide à ceux qui sont dans le besoin, confiant dans le fait qu’une fois sortis de ce besoin, ceux là paieront à leur tour l’impôt.

Dans ce sens, des associations d’assistance, telles que les Restos du Cœur ne font que décharger l’état d’une partie de ses devoirs envers nous. Et puisque ces associations s’en chargent gratuitement, alors il est bien naturel que l’état leur abandonne. Au lieu de pallier un manque, en un sens ces assos ne font que l’entretenir, et à force de suppléer l’état dans ce qui devrait être une de ses tâches, elles ne font que le servir. Par là même, on cautionne l’idée d’un désengagement de plus en plus grand de l’état dans le domaine du social. Est-ce une bonne chose ? Vraiment ?

Je crois que l’état faillit à ses devoirs et que cette faillite est masquée par le dévouement et l’action, ô combien remarquable, de particuliers qui donnent de leur argent ou de leur temps…

– Voilà, c’est tout pour aujorud’hui !

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Je dis musique (7,5) et un peu cinéma aussi

Séquence nostalgie pour continuer (et terminer) ce jour avec un titre dont j’ai longtemps recherché l’origine.

Bon, c’est pas terrible, comme titre, juste un  classique :

Blondie,atomic

Pas de vidéo directe sur ce titre, désolé !

En fait, j’ai mis longtemps avant de pouvoir mettre une musique sur Blondie… Je savais seulement le groupe très lié à l’image de sa chanteuse, Deborah Harry. Pas que c’était un des groupes phares de la New Wave New yorkaise, qu’ils s’étaient essayés à tout plein de trucs différents musicalement parlant… Bref, je ne connaissais pas !

Je les ai découvert en 1999 avec Maria, titre qui m’avait immédiatement accroché l’oreille à l’époque.

Blondie – Maria

Et puis il y a autre chose…

Deborah Harry est aussi une actrice. Et elle joue dans un de mes films préférés, ce genre de films qu’on voit une fois et qui plus jamais ne vous lâchent, ce genre de film dont on se souvient aux moments importants de sa vie : Ma Vie sans moi d’Isabel Coixet.

Deborah Harry y joue en effet la mère d’Ann. Depuis le temps que je me disais que je l’avais déjà vue !!

:’)  c’est bien l’effet que me fait ce film pas vraiment triste ni dramatique, plein de vie au contraire alors qu’il aborde de front le thème de la mort…

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Je dis musique (7)

Pause bloguesque cette semaine…

Pas faute d’avoir eu des idées, mais le courage, le temps, l’envie d’écrire m’a manqué. Trop de travail en ce moment, la fin de l’hiver, que sais-je ?

Bref, je ne peux tout de même pas manquer mon rendez-vous hebdomadaire avec la musique.

Dépaysement aujourd’hui, puis que nous nous envolons vers le Pays du Soleil Levant…

Ainsi que je l’ai déjà dit précédemment, j’ai (re)découvert les mangas, et avec eux tout un pan de la culture japonaise… Et sa musique… et son métal !

Ichirin no Hana de HIGH and MIGHTY color (avec les paroles en karaoke et traduites en anglais ! Si si si !)

J’ai découvert et envoyé ce titre samedi dernier et l’ai partagé avec des amis. Mon frère, encyclopédie vivante du rock (avec une nette référence pour les Who, son sésame dans ce merveilleux monde musical), m’a alors renvoyé du vrai métal japonais, du vrai de vrai :

Rock de korose! de Guitar Wolf

Question subsidiaire (à laquelle Lulu n’a pas le droit de répondre !) : quel est le manga dont Ichirin no Hana est le générique ?

*

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Je dis musique (6)

Parce que c’est la grève aujourd’hui, une chanson de grève, qui nous rappellera quelques glorieux précédents…

Il s’agit du Temps des Cerises.

Une chanson du patrimoine, chantée par tellement d’artistes (Cora Vaucaire, Yves Montand, Charles Trénet, Nana Mouskouri, Patrick Bruel et Jean Jacques Goldman, Noir Désir, Chanson Plus Bifluorée, Pascal Comelade, etc, etc, etc…) ! À chacun de choisir « sa » version !

Voyez ce que nous déniche Deezer…

Pour ma part, j’ai un petit faible pour la version dépouillée à l’extrême de Patrick Bruel & JJG.

La chanson fut écrite par Jean-Baptiste Clément et mise en musique par Antoine Renard en 1866. Elle fut associée à la Commune de Paris moins de 5 années plus tard…

Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête …
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreille …
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sur la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Évitez les belles …
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai point sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi vos peines d’amour

J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte …
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne pourra jamais fermer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur

Et sur Youtube, cette version de Geike Arnaert & Bobbejaan Schoepen.

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États d’âme…

On m’avait dit que ce boulot de professeur des écoles, ce n’était pas forcément une sinécure. Je n’en doutais pas, mais je me disais qu’avec le temps et l’expérience, j’aurais moins à travailler.

Ah oui, parce qu’on travaille beaucoup, au fait ! Loin de l’image de glandeurs que la société nous envoie parfois souvent. S’il est vrai que nous n’avons « que » 24 heures de présence devant les élèves, il faut ajouter toutes les heures de préparation, de correction, de concertation, de réunions, de rencontres avec les parents… Je ne connais pas un enseignant qui compte ses heures, et peu font moins de 35 heures par semaine. Pour se donner une idée, sur mes 4 jours par semaine, je ne fais pas moins de 8 heures et demie de travail à l’école (pour une présence effective de 10 heures en moyenne : j’arrive à 8 heures et ne repars rarement avant 18 heures). Sur  4 jours, ça fait déjà 34 heures / semaine. À cela, il faut ajouter le temps de travail à la maison, une quinzaine d’heures en moyenne. Le compte est vite fait, mes 35 heures sont en fait 49…

J’en entends déjà me dire « et les vacances ? ». On y travaille aussi. Pour ma part, je m’accorde une semaine à ne rien faire, et la deuxième est consacrée à préparer les cours (les objectifs de la période, les évaluations…). Ce n’est pas le même rythme, bien entendu, mais ça reste du boulot.

Et les grandes vacances ? On y prépare l’année qui vient. Lorsque l’on a une classe, beaucoup de choses sont à préparer (les thèmes qui vont être traités tout au long de l’année, les sorties prévues, l’organisation matérielle, etc…). Là encore, ce n’est pas tous les jours, et pas sur le même rythme. Nous avons des vacances. Ce que je veux dire, c’est qu’on y pense tout le temps… et que nosu faisons un métier où nous travaillons. Ce qui est désolant, c’est que me voilà obligé de justifier mes heures, en quelque sorte, car nous nous entendons souvent traités de paresseux, de fainéants, surtout à la veille d’un jour comme demain où une bonne partie d’entre nous sera en grève.

Où je veux en venir, c’est que je suis un peu « flottant » en ce moment. La fatigue de l’hiver, du travail… Je sais que j’engrange de l’expérience, et j’ai cru qu’avec elle j’aurais moins de boulot en définitive. Mais non, j’en ai de plus en plus. Cette situation est un peu lourde. D’autant plus que je me suis stressé sur les programmes et le fait que je n’aurais pas le temps de les terminer (mais qui l’a ?). J’essaie d’aller vite, je suis stressé, je stresse mes élèves, l’ambiance de la classe se détériore. Je suis dans une mauvaise passe, en fait, et j’en suis totalement responsable.

Alors parfois j’en ai marre, et en ce moment plus que d’habitude, de m’entendre dire que c’est cool d’être prof, que c’est facile et qu’on a tout plein de temps libre. Je trouve ce métier très enrichissant, très épanouissant et avoir 22 enfants presqu’adolescents à ma charge 4 jours par semaine est un grand bonheur ; mais c’est aussi un métier très stressant, parce qu’on travaille vers des êtres humains et que chaque erreur de jugement, chaque écart peut avoir des conséquences sur mes élèves ; parce que je leur dois d’être au top, chaque jour, c’est le minimum que je puisse faire…

Ceci explique aussi la colère qui est la nôtre. Nous (enfin, les enseignants que je côtoie) nous décarcassons tous les jours, nous en « bavons » parfois, on donne plus que sa force de travail, on se donne aussi dans ce que l’on fait. Et voir le peu de reconnaissance pour notre métier, l’attitude méprisante de notre ministre, la stupidité de certaines de ses mesures, ne nous laisse pas vraiment d’alternatives : battons le pavé, faisons grève. Crions notre mécontentement. Mais en faisant cela, c’est aussi notre foi en une école plus juste, notre foi en notre métier que nous crions, notre foi dans le fait que nous pouvons changer le monde.

Puissent nos concitoyens nous entendre !

Pas d’illustration pour cette note, juste un lien vers une page d’un extraordinaire livre, « Le Journal d’un remplaçant »

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Happy Birthday les Guignols !

Canal Plus organise lundi 16 mars une soirée spéciale pour célébrer les 2 décennies de Guignols.

L’excellent site (on ne le dira jamais assez !) d’information rue89 nous propose un décryptage de 4 de leurs sketches les plus connus : Bernadette et son sac à main, « Pol Fiction », monsieur Sylvestre et sa World Company ou encore le célèbre « ‘Cule un mouton »

Mention spéciale à « ‘cule un mouton », qui m’avait fait beaucoup rire à l’époque !

Je me souviens du sketch qu’ils avaient fait pour défendre le Canard Enchaîné, assez violemment mis en cause par François Mitterrand aux obsèques de Pierre Bérégovoy (souvenez vous de « l’honneur livré aux chiens »). Sketch nécessaire à l’époque, qui imaginait une France sans Canard et que je ne retrouve pas sur le net, désolé !

Je me souviens aussi de Johnny qui regarde « Des Chiffres et des Lettres » : lorsqu’un candidat annonce « consonne », il se dirige vers la porte en disant « Ah que je vais ouvrir » 😀

En fait, j’ai beaucoup regardé les Guignols depuis leur création jusqu’à l’élection de Chirac (en 1995) à peu près. De moins en moins ensuite, et presque plus maintenant… Je suis plus souvent déçu, je trouve qu’il leur manque le petit plus qu’ils avaient avant, ce plus qui les rendait drôles presque tout le temps. Je vais faire mon vieux con, mais depuis le départ de la première équipe de rédacteur (Delépine, surtout), ben c’est plus pareil… « C’était mieux avant »

Allez un dernier (en fait deux) souvenir(s) des Guignols, leur période « blague de Denisot », lorsqu’il était président du PSG. Lors d’un déplacement en Angleterre du PSG, le président Denisot nous raconte cette blague.

« Un anglais demande l’heure à un ature anglais. L’autre anglais, il lui répond, it’s 2 to 2 [NDA Il faut le dire en anglais]  »

Voilà, c’est pas drôle… Un autre exemple ?

Désolé !

Et pour finir, un de leur must !

We Fuck the World :

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Classé dans Musique, politique

Ciao l’artiste…

bashung_zoom

Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée vers mon père qui aurait été touché par cette disparition…

D’un enfant du rock à un autre, en quelque sorte.

😥

Un petit souvenir…

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