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Je dis musique (13)

Ce coup là, je ne vais pas tricher en changeant exprès la date.

J’ai pas fait ce jeudi, c’est mal, je sais, je n’ai aucune excuse, non, aucune, absolument aucune…

Pour ce 13e opus de Je dis musique, partons en voyage. Oh, pas très loin, non, partons en Catalogne.

Il y a quelques années, le FC Barcelone, club de foot de la ville accédait à la finale de la Ligue des Champion et l’emportait. Un ami que j’avais en Catalogne, le jour même de la finale, m’avait envoyé ces quelques vers : « Venim del nord, venim del sud, de terra endis, la mare enlla, Barça, Barça, Barça ». Hier, à l’heure de la demi finale retour de cette même compétition alors que j’espérais la qualification de Barcelone, je em suis souvenu de ces paroles. J’ai alors découvert qu’elles étaient issues d’une chanson de Lluis Llach (moins le Barça, Barça, Barça, bien entendu). Lluis Llach, artiste, auteur, chanteur catalan, Lluis llach que j’avais croisé alors que j’avais 13 ans, aux Francofolies de la Rochelle. Ma mère travaillait indirectement avec eux à l’époque, elle devait y passer la semaine pour son travail et m’avait emmené. C’était le premier soir, nous avions pris le train spécial des Francos le matin, croisé du monde, beaucoup de monde. Nous avions l’intention de suivre le concert de Nilda Fernandez. Il devenait connu à l’époque, Nilda, c’était après « Madrid, Madrid », « Nos fiançailles » et « L’invitation à Venise ». Ma mère l’avait croisé par hasard plus tôt dans la journée… Ce genre de rencontres impromptues qui se révèlent importantes, finalement…

Nilda devait faire la deuxième partie d’un concert qui en compte trois. Un artiste découverte pour commencer, un autre qui confirme puis la star. Me demandez pas qui faisait la star, celui qui confirme, c’était Nilda Fernandez et l’ouverture Lluis Llach.

Inconnu au bataillon, ce type, donc pas intéressant, catalogué, pesé, étiqueté, au revoir et merci : nous sommes allé manger un bout rapide au resto du village des Francos, situé juste derrière la scène. On entendait donc tout ce qui se passait sur scène, les images étant relayées sur des écrans un peu partout.

Et là, à un moment donné, stupeur. Lluis Llach, il chante, tout seul, a capella, devant 15 000 personnes… tout le concert !

Je n’ai pas eu la curiosité d’aller plus loin et d’écouter vraiment, au retour des Francos ou même plus tard, ce chanteur qui nous avait impressionné, mais jamais je n’ai oublié son nom… Lluis Llach !

Lluis Llach – Venim del Nord, venim del Sud

Petits piqures de rappel :

Nilda Fernandez – Nos fiançailles

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