Congé parental

Nicolas Sarkozy hier a plaidé pour un statut du « beau parent » (pourquoi pas ?) et a abordé le thème du « gâchis » du congé parental, responsable de perte de pouvoir d’achat.

Je suis estomaqué de la remise en cause de cette possibilité offerte aux femmes et aux hommes de prendre jusqu’à 3 années de congé parental (sans solde) afin d’élever leur enfant (nota : ça marche aussi s’il est adopté). Évidemment, 3 ans sans solde, ça peut poser problème pour des couples, mais je pense qu’il sera de toute manière mieux pour l’enfant d’être élevé par ses parents à son domicile et non pas dans une crèche (dont on nous promets 200 000 places supplémentaires).

J’ai donc toujours pensé que ce congé parental était une excellente chose qui allait bien dans l’intérêt de l’enfant. Et, de manière personnelle, je pense que j’apprécierais beaucoup pouvoir en profiter. J’en profite pour rappeler que la loi française ne peut en aucun cas être discriminante : ainsi, tout mesure est automatiquement valable pour les deux sexes. Le congé prental est donc bien possible pour le pères (il est à dissocier du congé maternité réservé aux femmes pour des raisons pratiques : aux dernières nouvelles, un homme ne porte pas l’enfant, n’accouche pas, n’allaite pas…).

Tout ça nous ramène à l’épineuse question de l’éducation des enfants. Je ne peux pas comprendre qu’on puisse, en tant que futurs parents, considérer lâcher son enfant à d’autres personnes que soi (crèches, nourrices) au bout des 3 mois du congé maternité. Je ne comprends pas qu’on abandonne ainsi l’éducation de son enfant à d’autres. Car c’est bien ce qu’il se passe. Sur une semaine de travail de 5 jours, combien de temps le papa ou la maman verront leur enfant du lundi au vendredi ? Qui entendra son premier rire, son premier mot, ses premiers pas ? Au bout du compte, des parents en connaissent pas leurs enfants qui ne les connaissent pas en retour. On peut gloser ensuite sur cette « jeunesse qui fait n’importe quoi » ou même « qui fait peur » ; on se plaint de la destruction du cadre familial, mais que voulez-vous ? On s’y attache dès la naissance !

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Quelle est cette société qui cherche à tout prix à prendre en charge toute l’éducation de ses enfants ? En quoi une éducation collective dès l’âge de 3 mois est-elle justifiable ?

« Faire venir un enfant dans notre monde est une affaire trop sérieuse pour être laissée à la société » (merci à Clémenceau pour la citation… à peu près).

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25 Commentaires

Classé dans École, politique

25 réponses à “Congé parental

  1. Larkéo

    j’ai profité de ton absence pour te refiler ça :
    http://larkeo.wordpress.com/2009/02/14/i-love-you/
    oh allez c’est juste un petit tag !

  2. emmayleen

    Je ne suis pas tout a fait d’accord avec toi. En effet trois mois c’est court, mais meme, l’enfant reconnait deja la figure parentale et agit de facon differente avec les adultes qu’il rencontre et ses parents. Certes il est toujours mieux d’elever son enfant soi-meme mais certaines personnes ne peuvent ou ne savent pas rester a la maison pour s’occuper des enfants. C’est la qu’interviennent les nourrices et les creches, aptes a prendre soin de l’enfant et a le faire jouer. Reste aux parents le soin de creer une relation avec l’enfant en sortant du travail, de ne pas l’oublier, meme s’ils sont fatigues. Je ne sais pas comment je serai en tant que maman, mais je sais que je n’aurais aucun scrupule a laisser mon enfant aux soins d’un nourrice ou d’une creche, si j’en ressens le besoin.

  3. « Abandonner » son tout-petit à deux mois et demi pour retourner au boulot,personne n’a envie de le faire mais il faut bien vivre et perso, je n’ai pas bien eu le choix, financièrement… Je l’aurais maintenant, c’est ballot, non?! Quant aux 200 000 places de garde avant 2012, je me demande bien comment va s’y prendre notre prési-pédant….!

  4. @Larkéo… merci ! Le hic, c’est que je ne is que des blogs de filles, je crois ! Bon, je tente d’en trouver quelques uns, promis… Et merci de ce que tu dis sur moi (bon, grumpf pour la musique, mais bon 😉 )

    @Emma (et @septentria aussi) En réalité, j’espère bien que des femmes sont comme toi, comme ça, j’aurais tout loisir de prendre un congé parental 😀 Pour le reste, je sais que je n’aurais pas le cœur de reprendre mon boulot et de laisser un petit bout comme ça. Disons que pour moi, ça fait partie de l’investissement nécessaire pour faire un enfant : rester avec le plus longtemps possible…
    Je sais bien que la limite financière est celle qui pose le plus de problème. Mais en même temps, il est dommage que ce ne soit pas possible d’être au moins un peu dédommagé pour garder son enfant. Malheureusement, l’idée de salaire parental a été galvaudée par l’extrême droite en tant que moyen de laisser les femmes à la maison, et j’ai bien peur que ce ne soit pas mis en place avant longtemps… Et puis il faudrait aussi que la société change et que les hommes comme les femmes acceptent qu’élever un enfant peut aussi être un travail d’homme. Je vois déjà la féminisation impressionnante de mon travail (près de 80% je crois…) qui n’est pas un très bon signe, tout comme les poncifs stupides que j’entends, genre « un homme, ça tient mieux une classe, c’est plus sévère… » Z’ont qu’à venir dans ma classe 😀

  5. Nico le croco

    Mais qu’est-ce que tu as contre la crèche Rampa ?!
    Contrairement à ce que tu crois, envoyer son enfant à la crèche n’est pas un signe de mauvaix traitement !! Tout petit mes parents m’ont mis à la crèche et ça ne m’a pas perturbé dans mon développement (enfin, je crois 😉 ). Cela permet de sociabiliser l’enfant et de l’extraire du cocon familial.
    Je ne m’attendais pas de ta part à ce genre de discour. Cela me fait penser au discour allemand, celui des 3 K (kinder, kirche,…). Bilan: l’Allemagne a le plus mauvais taux de natalité d’Europe, avec l’Italie. De nombreuses allemandes disent qu’elles aimeraient avoir les mêmes possibilités que les Françaises !
    Si, nous avons le meilleur taux de natalité d’Europe, c’est, entre autre, parce que les deux parents (et en premier la mère) ne sont pas obligé de s’arréter de travailler pour élever leur enfant. C’est pour ça, qu’il faudrait construire beaucoup plus de crèche.
    Je comprends tout à fait que des parents refusent de mettre leur enfant à la crèche et préfère prendre un congès sans solde. Par contre, je suis assez choqué (ce mot est quand même un peu fort) par ta façon de décrire le choix des parents qui mettent leurs enfants à la crèche. Ce discour culpabilisateur et assez rétrograde finalement (d’habitude c’est moi le rétrograde, tu me prends mon rôle là !) ne te ressemble pas. C’est bizarre !
    Sinon, notre président a pas des trucs plus importants à s’occuper que de ça. Ca serait bien qu’il découvre l’existence d’un département français, la Guyane, par exemple !

  6. Je me dois de modérer un peu. Je ne souhaite pas lier crèche et mauvais traitements, seulement je m’interroge sur ce qui est mieux pour l’enfant. Je comprend bien que la crèche peut n’être que la seule alternative, mais je ne vois pas l’intérêt de socialiser à 3 mois. Certes, tu t’en es plutôt bien sorti (enfin, ça reste à voir)… Et j’imagine, j’espère, que c’est le cas pour plein de monde. Ce qui me chagrine le plus, c’est la philosophie derrière tout ça : je ne comprend pas que faire le choix de rester avec ses enfants soit pénalisant (financierement, pour la carrière…) et ce n’est, dans la plupart des cas, même pas un choix réellement envisageable : il faut de l’argent pour ça.
    Pourquoi ce discours est rétrograde d’après toi, Nico ?
    Sinon j’aime bien ce genre de débat 🙂
    (mais j’aurais besoin de soutien, là 😉 )

  7. jaed

    Tout le monde n’a pas une grande famille qui peut garder les enfants de temps en temps, ou même aider à l’éducation. Notre modèle sociétal est bâti autour de la famille nucléaire, cassant le système d’entraide intergénérationnel. Les crèches et autres systèmes de garde d’enfant y pallient (ou y participent, selon le point de vue). Mais il ne faut pas diaboliser les parents qui ont recourt à ces services, rampa… Pour toi, ton épanouissement personnel peut passer par l’éducation de jeunes enfants, et tu en as d’ailleurs fait ton métier. Mais d’autres se sentiront totalement démunis devant un temps plein parental (même si on apprend au fur et à mesure et qu’on grandit avec son enfant). Certains encore ne veulent pas mettre totalement à l’arrêt leur vie professionnelle, et perdre le rôle social que représente leur travail (surtout si ce travail les définit, et a été obtenu après des années d’efforts). Dans ces cas-là, peut-être qu’il vaut mieux passer le relai ? Ou alors ne pas faire d’enfant du tout ?

    Par contre, la remise en cause du congé parental parce qu’il faut travailler plus pour consommer plus est une aberration pour moi. Et je suis d’accord avec toi : pourquoi ne pas offrir ce choix à ceux qui le veulent ? c’est à dire pouvoir choisir d’élever ses enfants soi-même en s’arrêtant de travailler le temps qu’il faut ? Dans l’idée, j’aurai plutôt ce penchant-là…

    (Sinon, je ne suis pas sûre que la jeunesse fasse plus « n’importe quoi » qu’il y a 50 ans. Les chiffres sur la délinquance juvénile indiquent le contraire, malgré ce qu’en dit super-président.)

  8. Oui, oui, ok, j’ai été -un peu ;)- excessif sur le choix des termes, surtout celui d’abandon.
    Tu es la voix/voie de la raison, jaed, et je suis tout à fait d’accord avec toi.
    La question que tu soulèves ici, c’est celle de la raison qui nous fait faire des enfants. Je me suis assez fait taper dessus aujourd’hui 😉 pour entrer tout de suite dans cette discussion là (et puis il me reste encore quelques amis, je voudrais bien en profiter encore peu 😀 !)

  9. jaed

    meuh non tu t’es pas fait taper dessus. mais quand tu écris des choses sujettes à polémique, forcément, on saute sur l’occasion !
    puis moi j’aime bien ce genre de discussion où j’apprends grâce aux arguments des uns et des autres.
    puis on peut ne pas être d’accord et être amis quand même.
    enfin sauf si tu me dis que tu n’aimes pas les mm’s. les gens qui n’aiment pas les mm’s ne sont pas des êtres humains.

  10. Et là c’est le drame !
    J’AVOUE, J’AVOUE TOUT
    Je n’aime pas les M&M’s…
    Mais je reste un chic type quand même, juré…

  11. Nico le croco

    Mais non Rampa, il te reste encore des amis ; )
    Tom ami Jaed a bien mis les choses à plat. Par contre, je suis assez dubitatif devant le raisonnement :
    « Certains encore ne veulent pas mettre totalement à l’arrêt leur vie professionnelle, et perdre le rôle social que représente leur travail. Dans ces cas-là, peut-être qu’il vaut mieux passer le relai ? Ou alors ne pas faire d’enfant du tout ? »
    En gros, si je suis bien cette idée : les parents qui refusent de s’arreter de travailler ne sont pas de bons parents. Les bras m’en tombent. Il faudrait arréter d’opposer la gentille mère (ou père) qui s’arrête de travailler pour élever son enfant face à la méchante mère (ou père) qui veut continuer à travailler.
    Il me semble que depuis les années 60, le mouvement féministe s’est battu pour que l’on n’oppose pas la maternité et le travail !! La France a le plus fort taux de natalité et le plus fort taux d’activité féminine d’Europe ! Il ne me semble pas que les jeunes français soient plus mal élevés que leurs homologues européens !
    Les deux modèles ont leurs avantages et inconvénients. C’est à chaque famille de choisir et non pas à nous d’imposer un modèle et de juger les gens.

    Continue Rampa a lancer ce genre de débat. C’est très intéressant, tant que les gens discutent tout en se respectant (ce qui est le cas ici). Depuis que l’on se connait, on a bien vu que sur les sujets politiques et sociétaux on n’est pas souvent d’accord. Mais n’empêche pas l’amitié !

  12. Cali

    C’est bizarre quand même de penser que l’on « diabolise » parce que l’on a emis une autre idée que…
    Jaed je ne vous comprends pas.
    Et si c’était vous qui diabolisiez en agissant de la sorte ?
    Rampa n’a rien diabolisé du tout, il a juste posé son point de vue.

    Quand à penser que c’est rétrograde… pfff….

  13. Nico le croco

    « Sur une semaine de travail de 5 jours, combien de temps le papa ou la maman verront leur enfant du lundi au vendredi ? Qui entendra son premier rire, son premier mot, ses premiers pas ? Au bout du compte, des parents en connaissent pas leurs enfants qui ne les connaissent pas en retour. On peut gloser ensuite sur cette “jeunesse qui fait n’importe quoi” ou même “qui fait peur” ; on se plaint de la destruction du cadre familial, mais que voulez-vous ? On s’y attache dès la naissance ! »
    Si ça ce n’est pas diaboliser les parents qui mettent leurs enfants à la crèche, je ne m’y connais pas !

  14. jaed

    @rampa je me doutais de quelque chose, pour les mm’s. Après tout, tu as même menacé un innocent paquet avec un couteau aiguisé, espèce de psychopathe ! et ne nie pas, j’ai les photos !

    @Nico le croco
    Je n’ai jamais dit (ni même pensé) cela. Je tentais d’expliquer les milliers de cas de figures qui existent dans la vie familiale, et l’une d’entre elle est le parent qui ne veut pas voir sa vie professionnelle s’arrêter (sans que cela ne remette en cause l’amour qu’il porte à son enfant). Pour ceux-là, c’est bien qu’il existe des structures d’accueil. Pour que justement, il ne leur soit pas impossible de faire des enfants. J’ai probablement choisi la mauvaise conjonction de coordination dans ma phrase, et t’induisant en erreur.

    @Cali Je trouvais que rampa était très catégorique, c’est tout…

    Je suis pour que les gens fassent ce qu’ils veulent et que la liberté de choix soit possible. Donc qu’on ne touche pas aux congés parentaux.

  15. emmayleen

    Contente de voir que je ne suis pas la seule a avoir ete etonnee des propos un peu categoriques de Rampa. En tout cas, j’approuve Jaed, il faut laisser le choix aux gens, sauf pour les mms, et les fraises tagada. Personnellement pour etre une maman epanouie je pense que j’aurai besoin de travailler aussi!

  16. En fait, je suis surtout ulcérè de voir des parents qui ne connaissent pas leurs enfants, qui les ont fait pour de mauvaises raisons (la pression sociale d’avoir des enfants, un couple à sauver, l’envie de jouer à la poupée…) et qui ne s’en occupent pas.
    Je suis, comme jaed, comme emmayleen et comme la majorité des lecteurs (du moins l’imagine-je), la liberté de choix des parents. Dans le même temps, j’aimerai que l’on puisse avoir un vrai choix, et pas un qui soit déterminé par des impératifs financiers ou un manque d’information.
    Enfin, je ne pensais pas declencher une telle polémique… Quoi qu’il en soit, le president n’a pas à toucher au congé parental, en tout cas pas pour le raccourcir ! Et il devrait effectivement avoir d’autres chats à fouetter, comme devenir le chef de l’Europe ou se rendre le plus insupportable possible aux yeux du monde…

  17. plip13

    C’est quand même bizarre que notre société ne nous donne pas la possibilité d’une autre éducation que celle de ce shéma : maternité crèche école.
    Et ce depuis des lustres, relisez « l’amour en plus » d’Elisabeth Badinter.

    Si ça (!) ce n’est pas se «  »débarrasser » » de ses enfants….

  18. Noemí

    Comme le dit si bien Jaed, ce qui est important, c’est que les parents aient le choix. Le choix de reprendre le travail très vite en faisant garder leur enfant, ou le choix de rester à la maison pour élever leur enfant.
    Ceci étant, je ne pense pas que toutes les femmes qui reprennent le travail quand leur enfant a 3 mois le fassent par choix (souvent les familles ont besoin des deux salaires….)
    Et d’autres femmes qui souhaiteraient travailler restent à la maison avec les enfants parce-qu’elles ne trouvent pas de travail…

  19. jaed

    Bon, et maintenant que j’ai bien exposé tout ça : dans mon cas, si un jour j’ai des enfants, je ne pense pas laisser quelqu’un d’autre s’en approcher avant ses 7 ans. Non mais.

  20. jaed

    Rampa, j’imagine que ton post est parti de cet article : http://www.liberation.fr/societe/0101319279-sarkozy-annonce-une-loi-sur-le-statut-de-beau-parent
    En tous cas, ce sarko-discours me fait bouffer ma souris de rage :
    «S’occuper à temps plein de son enfant, c’est formidable, à condition que ce soit un choix», et que les femmes «ne soient pas sanctionnées» quand elles veulent reprendre un travail.

    Je comprends mieux pourquoi tu étais aussi ferme dans ton pamphlet. Parce que j’aurai écrit l’inverse : ne rien changer à son rythme de travail après la naissance d’un enfant, pourquoi pas, à condition que ce soit un choix, et pas une obligation financière.

    J’arrête de flooder ton blog…

  21. ohh j’arrive après la bagarre. juste pour dire que moi à une époque, j’étais ravie que mon ex-amoureux se sente prêt à prendre un congé parental pour élever nos éventuels enfants (moi justement je ne me sens pas prête à mettre de côté ma carrière trop longtemps).
    Cela dit, j’ai été un peu choquée le jour où il a dit de ma cousine qui allait laisser son fils de 4 mois 2 semaines chez sa mère, alors qu’elle allait prendre des vacances méritées à mon avis, qu’il ne comprenait pas qu’on abandonne son enfant comme ça. Une femme ne devient pas juste-une-mère après la naissance de son enfant. Trop de gens l’oublie d’ailleurs quand ils s’adressent aux jeunes mamans en leur demandant des nouvelles de leur enfant avant les leurs en les saluant.

    Après et pour finir avec le sujet, je suis pour la liberté de chacun de s’occuper de son enfant comme il le souhaite. Et pour finir avec ce que dit rampa, je ne pense pas que les gens qui font des enfants pour de mauvaises raisons soient forcément ceux qui s’en occupent le plus mal…

    voila….

  22. Pingback: Congé parental, épisode 2 : le modèle suédois « Good Omens

  23. Mimi Tape Dur

    bon, j’ai pas lu tous les commentaires, mais en tant que mère et ex-infirmière puéricultrice, je voulais dire ceci :
    Un enfant est capable de socialiser avec d’autres à partir du moment où il sait marcher , et donc décider vers qui ou vers quoi il veut aller. Ce qui veut donc dire qu’avant, hein… mettez deux bébés de trois mois dans le même berceau, pis vous allez voir qu’il n’y a pas tant d’interaction que cela.
    Dans les bonnes crèches, il y a une auxiliaire de puériculture pour combien ? 3 ? 5 enfants ? Quand cette personne a les bras occupés à consoler un bébé, les autres attendent. Et, un bébé qui pleure «dans le vide» est un bébé qui fabrique plein d’angoisse. James Bowlby et d’autres chercheurs qui ont étudié sur l’attachement du petit à sa mère sont tous assez d’accord là-dessus. Avant un an, un bébé a besoin de sa mère, de sa mère et de sa mère (son père aussi mais, attention les garçons, il ne le reconnaît pas avant 6 mois, donc un peu de patience…)
    Moi mon bébé, je l’ai gardé pendant un an avant de retourner travailler (et à reculons, je vous le garantis). Ben voyez comme il est bien réussi !!!

  24. Juste une question : si le père s’occupe du bébé dès sa naissance, mettra-t-il vraiment 6 mois à le reconnaître ?
    En quoi ce délai est scientifique, en quoi tient-il au temps passé avec l’enfant ?
    Sinon, pour le reste, je ne peux que souscrire à ce que tu dis… Surtout la fin 😉

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